Emmanuel Macron aborde la menace russe et les prix des carburants sur TF1

Le président de la République, Emmanuel Macron, a été l’invité de TF1 et France 2, où il a discuté de sujets d’actualité cruciaux, notamment les menaces russes et la hausse des prix des carburants. Dans un contexte international tendu, il a réaffirmé sa volonté de rester actif jusqu’à la fin de son mandat, tout en écartant une prise de position pour la prochaine présidentielle.

EN BREF

  • Emmanuel Macron dément une alerte de la CIA sur une attaque russe en France.
  • Le président s’engage à lutter contre la hausse des prix des carburants.
  • Il exclut une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.

Lors de son intervention, Emmanuel Macron a abordé la question des tensions avec la Russie, notamment en démentant une allégation concernant une alerte de la CIA sur une éventuelle attaque de drones russes visant le sud de la France. « La France n’a pas encore connu d’attaques de ce type, mais cela pourrait arriver », a-t-il déclaré, renforçant l’idée que la Russie considère l’Europe comme une profondeur stratégique de l’Ukraine.

Le président a également évoqué la possibilité d’une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes, un scénario qu’il a jugé « crédible » suite aux résultats des élections législatives en Russie. Il a précisé que cette guerre, depuis l’invasion de l’Ukraine, a déjà causé « 1,2 million d’hommes », blessés ou tués.

Sur le plan intérieur, Emmanuel Macron a dû faire face à la montée des prix des carburants qui préoccupent les Français. Il a affirmé que le gouvernement « fait tout » pour éviter des pénuries, et que les stocks de gaz et de pétrole sont réapprovisionnés. « Je me bats chaque jour pour que le prix des carburants baisse », a-t-il insisté, tout en ajoutant qu’il privilégierait une baisse des prix plutôt qu’une réduction des taxes, tout en laissant ouverte la possibilité d’une baisse des taxes si nécessaire.

Interrogé sur le niveau de la dette nationale et son impact sur la gestion des prix des carburants, il a exprimé qu’il ne regrettait pas les mesures du « quoi qu’il en coûte ». Il a précisé que les dépenses des dix dernières années se répartissaient en trois parties : une pour protéger les Français des crises, une pour préparer l’avenir et une dernière, qu’il juge insuffisamment efficace, pour réformer le modèle social.

Concernant la stabilité politique, Emmanuel Macron a exclu l’idée d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, qu’il considère comme « mauvaise pour le pays ». Il a averti que cela compliquerait la situation actuelle, ajoutant à la guerre et aux problèmes de pouvoir d’achat, tout en bloquant la capacité du futur président ou de la future présidente à reconstruire une majorité.

Le président a réaffirmé son engagement à agir pour défendre les intérêts de la nation, soulignant qu’il ne souhaite pas s’impliquer dans la vie politique à l’approche de l’élection présidentielle. « Les Français n’attendent pas de moi que je m’y engage maintenant », a-t-il conclu.

Avec ces déclarations, Emmanuel Macron cherche à rassurer les citoyens sur sa détermination à gérer les crises actuelles, tout en posant un regard critique sur l’avenir politique de la France.