Lors d’une allocution télévisée prononcée le 3 mars 2026, Emmanuel Macron a dévoilé les nouvelles mesures de sécurité prises par la France face à la montée des tensions au Moyen-Orient. Le président a annoncé l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle, ainsi que d’autres moyens militaires, afin de protéger les intérêts français et ceux des alliés dans la région, en réponse aux répercussions des récents conflits israélo-américains.
EN BREF
- Déploiement du porte-avions Charles de Gaulle et d’une frégate au Moyen-Orient.
- Prise de mesures pour protéger les ressortissants français et les alliés dans la région.
- Appel à une coalition internationale pour sécuriser les voies maritimes essentielles.
Dans son discours, Emmanuel Macron a dénoncé la responsabilité majeure de l’Iran dans le déclenchement de la guerre, en mettant en lumière son programme nucléaire dangereux et les violences exercées contre son propre peuple lors des manifestations de janvier. Le président a également critiqué les opérations militaires menées par les États-Unis et Israël, les qualifiant de conduites en dehors du droit international, et a mis en garde Israël contre toute escalade supplémentaire au Liban.
« Face à cette guerre en train de s’étendre et dont nul ne sait dire aujourd’hui le terme, » a déclaré le chef de l’État, « la France doit prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région, » citant des pays comme le Qatar, le Koweït, les Émirats Arabes Unis et la Jordanie.
Le porte-avions Charles de Gaulle, actuellement en mission dans le nord de l’Europe, a reçu l’ordre de faire route vers la Méditerranée. Emmanuel Macron a précisé que d’autres forces, notamment des avions Rafale et des systèmes de défense anti-aérienne, avaient été déployés dans les heures précédant son allocution, avec l’envoi de la frégate Languedoc à Chypre.
« Nous devons être aux côtés de nos amis et alliés de la région pour leur sécurité et leur intégrité territoriale, » a-t-il insisté, tout en soulignant que la posture militaire française est strictement défensive. Dans son discours, il a aussi révélé que des drones avaient été abattus par les forces françaises en légitime défense et que deux bases françaises avaient subi des frappes, causant des dégâts matériels.
En outre, le président a évoqué la nécessité de bâtir une coalition internationale pour sécuriser les voies maritimes stratégiques, notamment le canal de Suez et le détroit d’Ormuz, des points de passage essentiels pour le transit mondial de pétrole et de gaz.
Parallèlement, Macron a annoncé le rapatriement de Français présents dans la région, avec deux vols prévus dès ce mardi soir pour Paris. Environ 400 000 ressortissants français sont actuellement dans les douze pays touchés par le conflit, selon les informations du Quai d’Orsay.
Le président français a également ordonné un renforcement du dispositif de protection militaire Sentinelle sur le territoire national, visant à accroître la vigilance autour des lieux sensibles. Cette décision a suscité des réactions politiques, avec Olivier Faure, leader du Parti socialiste, et Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis, exprimant leurs préoccupations quant à la responsabilité de la France dans un conflit international.
Alors que la situation au Moyen-Orient continue d’évoluer, Emmanuel Macron met en avant la nécessité d’une approche diplomatique équilibrée, tout en restant vigilant face aux menaces qui pèsent sur la France et ses intérêts à l’étranger.