Emmanuel Macron condamne l’attaque contre les Casques bleus au Liban

Le président français Emmanuel Macron a exprimé sa vive indignation à la suite d’une attaque ayant blessé trois Casques bleus ghanéens au Liban. Cet incident s’est produit le vendredi 6 mars, alors que la sécurité dans la région est déjà fragilisée par les tensions accrues entre Israël et le Hezbollah, la milice pro-iranienne.

EN BREF

  • Trois Casques bleus ghanéens blessés dans une attaque au Liban.
  • Emmanuel Macron qualifie l’incident d’« inacceptable ».
  • La Finul enquête sur les circonstances de l’attaque.

Selon un communiqué de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), l’attaque a eu lieu dans la base de la mission à al-Qaouzah, dans le sud du pays. Au moment des faits, des échanges de tirs se produisaient entre les forces israéliennes et le Hezbollah, exacerbant les tensions dans cette région déjà instable.

L’armée ghanéenne a rapporté avoir subi deux attaques de missiles sur son quartier général, à proximité de 18 heures, causant des blessures graves à deux soldats, tandis qu’un troisième a subi un traumatisme. Les blessés ont été évacués vers un hôpital de la Finul et sont désormais dans un état stable.

Ce même jour, le bâtiment où se trouvait le mess des officiers a également été touché et a entièrement brûlé. La nature de l’attaque reste à déterminer. Bien que la Finul et l’armée ghanéenne n’aient pas précisé l’origine des tirs, la Finul a fait savoir qu’une enquête serait ouverte sur les circonstances de cet incident.

Le président libanais Joseph Aoun a, quant à lui, pointé du doigt Israël, l’accusant d’avoir mené une « attaque directe contre la Finul ». Emmanuel Macron, après des échanges avec Aoun et le président syrien Ahmad Al-Chareh, a affirmé que cette attaque était « inacceptable » et a réitéré l’engagement de la France à travailler avec ses partenaires pour empêcher une escalade du conflit dans la région.

Les Casques bleus de la Finul, présents au Liban depuis mars 1978, jouent un rôle crucial de stabilisation entre Israël et le Liban. Cependant, l’ONU a prévu de réduire d’ici mi-2027 le nombre de Casques bleus déployés, alors que leur mandat actuel arrive à expiration à la fin de l’année.

Sur un plan plus large, la situation dans le Moyen-Orient continue d’évoluer. Israël a récemment intensifié ses frappes, notamment sur Téhéran, alors que le chef d’état-major israélien a déclaré que le pays était en train de « broyer le régime terroriste iranien ». En réponse, l’Iran a lancé des salves de drones et de missiles visant Israël et des bases américaines dans la région.

Dans le même temps, le ministre de la Défense saoudien a mis en garde l’Iran contre toute « erreur d’appréciation » alors que le royaume est régulièrement ciblé par des drones et missiles. La sécurité et la stabilité régionales sont donc plus que jamais menacées.

Enfin, dans un contexte de tensions internationales, le président russe Vladimir Poutine s’est dit favorable à un cessez-le-feu immédiat en Iran, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, illustrant ainsi la complexité des relations dans la région.