Le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé sa volonté de clarifier les circonstances entourant l’arrestation de trois Français à Dubaï. Cette déclaration a été faite ce jeudi 19 mars, alors qu’il se trouvait à Bruxelles pour un Conseil européen. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait précédemment confirmé l’arrestation, suscitant des inquiétudes au sein des autorités françaises.
EN BREF
- Emmanuel Macron a lancé des démarches pour libérer trois Français à Dubaï.
- Ils sont accusés d’avoir menacé la sécurité nationale en filmant une guerre.
- Le Quai d’Orsay assure la protection consulaire des détenus.
Dans ses propos, Emmanuel Macron a souligné : « Nous sommes en discussion avec les autorités sur le plan administratif et judiciaire pour que leur situation soit réglée. Nous avons lancé les démarches avec notre ambassade pour que la situation soit clarifiée et que nos compatriotes puissent être libérés dans les plus brefs délais. » Cette déclaration met en lumière l’engagement de la France à défendre ses citoyens, même à l’étranger.
La porte-parole du gouvernement a également précisé que les personnes arrêtées bénéficient de la protection consulaire. Le Quai d’Orsay maintient un lien étroit avec les détenus ainsi qu’avec leurs avocats, soulignant l’importance d’un suivi continu de la situation.
Les circonstances de cette affaire, révélée par plusieurs médias, dont Franceinfo, indiquent que ces trois Français auraient été arrêtés pour avoir filmé des événements liés à la guerre. Ils sont officiellement accusés d’avoir « menacé la sécurité nationale » des Émirats arabes unis, un pays qui se trouve dans une position délicate, impliqué indirectement dans le conflit au Moyen-Orient depuis les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran.
Les autorités émiraties reprochent à ces individus, parmi une soixantaine d’autres, d’avoir capturé des images des attaques iraniennes sur leur territoire. Dubaï, visant à préserver son image internationale, a été accusé de censurer les réactions de la population, qu’elle soit locale ou expatriée. L’affaire a pris une tournure médiatique avec l’implication de personnalités, comme l’influenceuse Maëva Ghennam, qui a récemment été convoquée par les autorités après avoir partagé une vidéo de ses réactions face à la situation.
Un avocat français basé à Dubaï a rappelé qu’une loi stricte interdit de diffuser des images montrant « de la fumée, des dégâts, des débris », justifiant cela par des raisons de sécurité. Officieusement, cette réglementation vise également à maintenir l’image d’un État stable et sûr, sur lequel repose une grande partie de l’économie locale. En cas de violation de cette loi, les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros.
La situation des trois Français arrêtés à Dubaï demeure préoccupante. Les autorités françaises continueront de suivre l’évolution de cette affaire avec la plus grande attention, cherchant à garantir la sécurité et le bien-être de leurs citoyens à l’étranger.