En plein procès sur le financement libyen, Nicolas Sarkozy reçoit une bonne nouvelle dans une autre affaire

**Titre : Nicolas Sarkozy : Un souffle d’air frais au cœur d’un procès tumultueux**

Dans un contexte judiciaire particulièrement chargé, Nicolas Sarkozy a reçu une nouvelle qui pourrait bien alléger son fardeau. En effet, le parquet national financier (PNF) a décidé de classer sans suite l’enquête pour trafic d’influence qui le visait en lien avec ses activités de conseil en Russie. Cette information a été confirmée par le ministère public le 21 mars 2026, comme l’a rapporté Mediapart.

Cette enquête, ouverte à l’été 2020 à la suite d’un signalement du service de renseignement Tracfin, portait sur un contrat de trois millions d’euros conclu entre l’ancien président et la société d’assurances russe Reso Garantia. Cette dernière, contrôlée par les milliardaires Sergueï et Nikolaï Sarkisov, est l’un des leaders du marché de l’assurance en Russie, notamment dans le secteur de l’assurance automobile, avec un impressionnant réseau de 34 000 agents et 11 millions de clients.

Il est intéressant de noter qu’en 2007, AXA, le géant français de l’assurance, avait acquis une participation de 36,7 % dans Reso Garantia pour environ 810 millions d’euros. Mediapart soulève également un point intrigant : AXA est un client majeur du cabinet d’avocats Realyze, cofondé par Sarkozy lui-même en 1987.

Malgré l’ampleur de l’enquête, les magistrats n’ont pas réussi à établir clairement le cadre des missions de Nicolas Sarkozy, en raison d’une « coopération plus que parcellaire » de la part des autorités russes, a expliqué une source proche du dossier. Le PNF a donc décidé de classer l’affaire pour « absence d’infraction ».

Cependant, la situation de Nicolas Sarkozy n’est pas exempte de complications. Actuellement, il purge une peine de prison et doit porter un bracelet électronique, suite à sa condamnation en septembre à cinq ans de détention pour association de malfaiteurs dans une affaire distincte, celle du financement libyen. Accusé d’avoir cherché à financer sa campagne présidentielle de 2007 grâce à des fonds occultes provenant de la Libye de Mouammar Kadhafi, il se défend vigoureusement. Lors de son procès en appel, il a déclaré n’avoir « commis aucun des faits » qui lui ont valu cette lourde peine.

En attendant, le paysage judiciaire de Nicolas Sarkozy reste mouvementé, mais cette décision du PNF pourrait offrir un répit temporaire dans une carrière déjà marquée par des turbulences. Pour ne rien manquer de l’actualité, personnalisez votre fil d’infos avec vos villes et médias préférés grâce à Mon Actu.