En Seine-et-Marne, les maires s’unissent pour condamner les violences du 17 octobre

Le lundi 19 octobre 2026, des maires de Seine-et-Marne se sont mobilisĂ©s devant leurs mairies pour exprimer leur indignation face aux violences survenues deux jours plus tĂŽt. Ces rassemblements, organisĂ©s Ă  l’appel de l’Association des Maires de France (AMF), visaient Ă  soutenir les communes touchĂ©es par des actes de vandalisme lors des manifestations du 17 octobre.

EN BREF

  • Des maires de Seine-et-Marne se rassemblent contre les violences du 17 octobre.
  • Jean-François CopĂ© dĂ©nonce la menace sur la RĂ©publique et soutient les forces de l’ordre.
  • Des Ă©lus appellent Ă  une rĂ©ponse politique face aux tensions sociales croissantes.

Les Ă©vĂ©nements du 17 octobre, jour de manifestations contre la vie chĂšre et pour de meilleures conditions d’Ă©tude, ont dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© en violences. À Limoges, des commerces ont Ă©tĂ© saccagĂ©s et la mairie incendiĂ©e, provoquant une forte Ă©motion parmi les Ă©lus et la population.

À Meaux, sur la place Jacques Chirac, le maire Jean-François CopĂ©, entourĂ© d’autres Ă©lus, a prononcĂ© un discours de quinze minutes au cours duquel il a exprimĂ© sa colĂšre face aux actes de violence. « Je veux partager avec vous mon Ă©motion, mais surtout ma colĂšre devant ce que notre pays vient de subir. Je considĂšre qu’à travers ce qui s’est passĂ©, c’est la RĂ©publique qui est menacĂ©e », a-t-il dĂ©clarĂ©. CopĂ© a Ă©galement apportĂ© son soutien aux forces de l’ordre, tout en minimisant les revendications des manifestants pacifistes.

Le ministre de l’IntĂ©rieur, Laurent Nuñez, a quant Ă  lui attribuĂ© la responsabilitĂ© des violences Ă  l’ultragauche et aux black blocs. « Il y a aujourd’hui en France une mouvance d’extrĂȘme gauche qui a dĂ©cidĂ© de dĂ©stabiliser l’État », a-t-il affirmĂ©, soutenu par les maires prĂ©sents.

À Chelles, le maire Brice Rabaste a Ă©galement pris la parole, soulignant l’importance de manifester pacifiquement. « Manifester, c’est un droit. En revanche, piller et saccager, c’est inacceptable », a-t-il dĂ©clarĂ©, appelant Ă  un soutien inconditionnel aux valeurs de la RĂ©publique.

Les sentiments au sein de la foule Ă©taient partagĂ©s. Un habitant, en larmes, a exprimĂ© son dĂ©sespoir face Ă  la situation : « J’ai l’impression d’ĂȘtre dans un pays en guerre. Je comprends les revendications, mais pas le fait de casser pour se faire entendre. » D’autres, comme ThĂ©o Molmy, Ă©lu communiste Ă  Meaux, ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de rĂ©pondre aux revendications sous-jacentes aux violences. « Il y a un sentiment d’injustice que l’on partage », a-t-il dĂ©clarĂ©, appelant Ă  une rĂ©ponse politique.

Les tensions sociales actuelles surviennent Ă  un moment crucial, Ă  six mois de l’Ă©lection prĂ©sidentielle. Jean-François CopĂ© a Ă©voquĂ© une perte de prioritĂ© concernant l’autoritĂ© et l’ordre, affirmant que cela pourrait mener Ă  un affrontement entre extrĂȘmes. « La premiĂšre option, c’est de renoncer. La deuxiĂšme, c’est de rĂ©sister », a-t-il ajoutĂ©, appelant Ă  l’unitĂ© face Ă  la crise.

Cependant, tous les maires de la rĂ©gion n’ont pas suivi l’appel Ă  manifester. À Lagny-sur-Marne, Jean-Paul Michel a choisi de prendre le temps de la rĂ©flexion, prĂ©fĂ©rant organiser des rencontres pour discuter des problĂ©matiques de fond. Selon lui, les solutions apportĂ©es dans l’urgence n’ont pas d’impact durable.

En conclusion, les Ă©vĂ©nements du 17 octobre ont mis en lumiĂšre des tensions latentes au sein de la sociĂ©tĂ© française. Les maires de Seine-et-Marne, en se mobilisant, cherchent Ă  rappeler l’importance du dialogue et de la paix sociale, tout en soulignant la nĂ©cessitĂ© d’une action politique rĂ©flĂ©chie face Ă  des revendications de plus en plus pressantes.