Enlèvement d’une magistrate : le lien troublant avec les cryptomonnaies

Le 6 février 2026, une affaire d’enlèvement a choqué la région de Grenoble. Une magistrate grenobloise, âgée de 35 ans, et sa mère de 66 ans, ont été retrouvées ligotées après avoir été enlevées pendant près de 30 heures. Cette affaire, révélée par Le Dauphiné Libéré et confirmée par plusieurs médias, pourrait avoir des ramifications liées au secteur des cryptomonnaies.

EN BREF

  • Une magistrate et sa mère ont été enlevées à Grenoble et retrouvées dans la Drôme.
  • Le rapt pourrait être lié aux activités de son compagnon dans les cryptomonnaies.
  • Aucune interpellation n’a été réalisée pour le moment dans cette affaire.

Les deux femmes avaient été kidnappées dans la nuit du mercredi au jeudi, alors qu’elles se trouvaient à Saint-Martin-le-Vinoux. Selon les premières informations, plusieurs individus auraient pénétré dans leur domicile vers 3 heures du matin, les contraignant à quitter les lieux de force. Les ravisseurs ont ensuite pris la fuite avec les victimes à bord d’un véhicule.

Ce n’est que le vendredi matin, aux alentours de 8 heures, que les deux femmes ont été retrouvées dans un garage à Bourg-lès-Valence, à une centaine de kilomètres du lieu de l’enlèvement. Elles ont réussi à se détacher et à appeler à l’aide, attirant l’attention d’un voisin qui a ouvert le garage. Les victimes, légèrement blessées, ont été prises en charge par les secours et transportées à l’hôpital. Selon les informations recueillies, leurs blessures ne sont pas considérées comme graves.


Marlène Mourier, la maire de Bourg-lès-Valence, a exprimé son inquiétude face à cette situation, soulignant que si l’enlèvement est effectivement lié aux cryptomonnaies, cela démontre que ce type de violence peut toucher n’importe quelle ville. Selon une source proche de l’enquête, le mobile de cet enlèvement n’est pas lié à la fonction de magistrate de la victime, mais plutôt à celle de son concubin, un entrepreneur actif dans le domaine des cryptomonnaies depuis plusieurs années.

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a confirmé que le compagnon de la magistrate avait reçu un message de la part des ravisseurs, accompagné d’une photo des deux femmes. Ce message exigeait le versement d’une rançon en cryptomonnaies, tout en menaçant de mutilation les victimes si cette rançon n’était pas rapidement payée. Fait notable, les deux femmes ont réussi à s’échapper sans qu’aucune rançon ne soit versée.


Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de violences liées aux cryptomonnaies. En effet, il n’est pas rare que des enlèvements à des fins de rançon se produisent dans ce secteur en pleine expansion. Fin août, un ressortissant suisse avait été libéré près de la gare de Valence, quatre jours après son enlèvement, lors d’une opération menée par le GIGN. Ce phénomène inquiétant s’est intensifié ces dernières années, tandis que la popularité des cryptomonnaies s’accroît.

Les autorités demeurent en alerte face à cette montée de la criminalité, qui ne semble pas prête à faiblir. Dans un autre incident similaire survenu en janvier, un homme de 74 ans avait été enlevé à Voiron pour une demande de rançon en cryptomonnaies, avant d’être libéré et dont les suspects ont été mis en examen.


La situation pourrait susciter des inquiétudes croissantes parmi les acteurs de la justice et des forces de l’ordre, qui doivent désormais faire face à des menaces de plus en plus audacieuses associées aux nouvelles technologies et aux monnaies virtuelles. Le lien entre les cryptomonnaies et la criminalité semble se renforcer, reflétant une réalité préoccupante pour la sécurité publique.


Alors que l’enquête se poursuit et que le parquet de Lyon continue de rassembler des éléments, les autorités espèrent rapidement identifier et appréhender les auteurs de cet acte odieux. Dans un contexte où la sécurité des citoyens est primordiale, il est essentiel que des mesures soient prises pour prévenir de tels incidents à l’avenir.