Gisèle Journo, agente d’influenceurs proche de Lena Situations, est au cœur d’une enquête pour cyberharcèlement et menace de mort. Cette décision fait suite à des attaques en ligne persistantes qui se sont intensifiées ces derniers jours. Le parquet de Paris a assigné cette affaire au Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), qui a confié les investigations à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP).
EN BREF
- Gisèle Journo subit des menaces et du cyberharcèlement depuis plusieurs jours.
- Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris suite à des appels au boycott.
- Des influenceurs prennent leurs distances avec elle, remettant en question ses opinions.
Les avocats de Gisèle Journo dénoncent une campagne de harcèlement d’une ampleur préoccupante, mêlant menaces de mort, injures à caractère antisémite et sexiste, ainsi que des appels à la haine. Ils relèvent que cette situation s’est aggravée après qu’une eurodéputée de La France insoumise, Rima Hassan, a lancé un appel au boycott à l’encontre de la jeune femme de 26 ans.
Dans une publication sur Instagram, Rima Hassan a affirmé que Gisèle Journo avait à plusieurs reprises relayé et soutenu des contenus de l’armée israélienne, en plein conflit armé, partageant des captures d’écran de publications pro-Israël. La jeune femme est également critiquée pour avoir diffusé une vidéo montrant un soldat israélien, qui, selon des sources, serait en fait un hommage au mari d’une de ses amies décédées, comme le rapporte le média Le Point.
En outre, elle est accusée d’avoir partagé une vidéo du concert du chanteur israélien Omer Adam. L’agence Gisèle Paris, dont elle est la fondatrice, a fermement nié avoir soutenu la mort de civils palestiniens, affirmant sur Instagram qu’elle ne cautionnait pas ces actes.
Les messages reçus par Gisèle Journo sur les réseaux sociaux sont particulièrement alarmants. Des commentaires tels que « Mourrez bande de sionistes », « Vous serez chassés, traqués, tabassés » et « À la douche vulgaire insecte » ont été rapportés par ses avocats. Ces attaques semblent s’inscrire dans un climat de forte tension sur les réseaux sociaux, où les opinions sur le conflit israélo-palestinien sont souvent polarisées.
Gisèle Journo est également connue pour sa présence dans des vidéos réalisées par Lena Situations, qui compte près de cinq millions de followers sur Instagram. Cependant, ces derniers jours, elle a été floutée dans les vidéos d’un autre influenceur, Sundy Jules, également présent sur l’île de Ré pendant l’été. Lena Situations, de son vrai nom Lena Mahfouf, a par ailleurs liké le post de Rima Hassan, ce qui a été interprété comme une prise de distance vis-à-vis de son amie.
Face à cette controverse, de nombreux autres influenceurs, représentés par l’agence Gisèle Paris, ont déclaré qu’ils n’étaient pas au courant des opinions de leur agente et ont annoncé leur décision de quitter l’agence, marquant ainsi une séparation avec leur créatrice. Cette situation soulève des questions sur la responsabilité des influenceurs et leur rapport aux opinions politiques, surtout dans un contexte aussi délicat que celui-ci.
Dans un environnement où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la diffusion des informations et des opinions, il est essentiel de réfléchir aux conséquences que peuvent avoir des prises de position publiques sur la vie personnelle et professionnelle des individus concernés. La situation de Gisèle Journo illustre les dangers du cyberharcèlement et l’impact que cela peut avoir sur la réputation et la sécurité des personnes visées.