La ville de Nice, bastion traditionnel de la droite, se trouve au cœur d’un scrutin municipal particulièrement disputé. La campagne électorale de 2026, marquée par un affrontement entre le député Éric Ciotti et le maire sortant Christian Estrosi, a captivé l’attention des électeurs. Au terme du premier tour, qui s’est déroulé le 15 mars, Éric Ciotti, avec sa liste intitulée « Le meilleur est à venir », a enregistré un score impressionnant, laissant présager une possible victoire lors du second tour.
EN BREF
- Éric Ciotti remporte le premier tour avec 43,43 % des voix.
- Christian Estrosi, maire sortant, obtient 30,92 % des suffrages.
- Le second tour, prévu le 22 mars, s’annonce très compétitif.
Au soir du premier tour, Éric Ciotti a su convaincre 52 274 électeurs, soit 43,43 % des suffrages exprimés. En revanche, son concurrent principal, Christian Estrosi, n’a recueilli que 30,92 %, représentant 37 214 voix. Les résultats de ce premier tour révèlent un écart significatif de 12,51 points entre les deux candidats, une situation peu courante dans un duel entre deux figures emblématiques de la droite.
Dans cette compétition, Juliette Chesnel-Le Roux, candidate d’union EELV-PS-PCF avec sa liste « Unis pour Nice », a atteint 11,93 %, tandis que Mireille Damiano, soutenue par La France Insoumise, a obtenu 8,95 %. L’ensemble des autres listes a enregistré des scores marginaux, renforçant ainsi la domination des deux principales forces politiques sur la scène locale.
Les résultats du premier tour sont également révélateurs de l’évolution des dynamiques électorales à Nice. La participation a atteint 53,58 %, un chiffre qui témoigne de l’engagement des électeurs. Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République, a transformé Nice en un véritable laboratoire de cette alliance politique, en s’alliant avec le Rassemblement National.
Les enquêtes d’opinion avaient prévu cette tendance : un sondage effectué mi-février par Cluster17 pour Politico créditait Éric Ciotti de 41 %, tandis qu’un autre, réalisé par Elabe, le plaçait à 43 % juste avant le scrutin. La confirmation de ces résultats montre que le député des Alpes-Maritimes a su mobiliser un électorat solide, bien qu’il doive maintenant veiller à le maintenir mobilisé pour le second tour.
Le second tour, qui se déroulera le 22 mars, s’annonce comme un enjeu crucial. Éric Ciotti, bien que favori avec près de 43 % des voix, doit maintenant s’assurer d’une consolidation de son soutien. Christian Estrosi, de son côté, doit impérativement mobiliser les voix de gauche, qui ont représenté près de 21 % au premier tour. Avec une abstention qui a atteint 46,42 %, le réservoir de voix reste conséquent et pourrait bouleverser le résultat final.
La campagne électorale se poursuit donc sous haute tension, avec des enjeux stratégiques pour les deux candidats. Éric Ciotti, fort de son avance, doit prouver qu’il peut transformer cette dynamique en victoire définitive, tandis que Christian Estrosi doit redoubler d’efforts pour inverser la tendance. La tension monte à Nice, et tous les regards sont désormais tournés vers le second tour des municipales.