Éric Ciotti met fin au conflit avec la préfecture sur les navires de croisière à Nice

Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé la fin d’un contentieux qui opposait la mairie à la préfecture concernant l’encadrement des méga-paquebots dans les ports métropolitains. Ce conflit, qui remonte à l’ère de son prédécesseur, Christian Estrosi, se ferme avec l’adoption d’un arrêté préfectoral, signé le 9 décembre 2025, qui régule l’accueil des navires de croisière et de leurs passagers.

EN BREF

  • Éric Ciotti met fin au contentieux avec la préfecture sur les navires de croisière.
  • Un arrêté préfectoral a été signé pour réguler l’accueil des méga-paquebots.
  • Christian Estrosi, ancien maire, avait attaqué cet arrêté pour son caractère jugé laxiste.

Lors de la cérémonie de lancement de la saison touristique, Éric Ciotti a exprimé sa satisfaction quant à ce nouvel arrêté, qui vise à encadrer l’activité touristique liée aux navires de croisière dans les Alpes-Maritimes. En effet, l’ancien maire, Christian Estrosi, avait précédemment contesté cette régulation en considérant qu’elle était trop permissive pour les méga-navires. Il avait, en 2025, pris la décision d’interdire l’accès de ces vaisseaux à la ville, poussant pour que le débarquement des passagers soit prohibé sur les quais de Villefranche-sur-Mer.

À la suite d’un rappel à l’ordre du préfet, Estrosi avait dû collaborer avec le représentant de l’État pour établir un nouvel arrêté. Celui-ci stipule qu’entre 2 000 et 3 000 passagers peuvent débarquer chaque jour, avec un maximum de quinze navires autorisés par mois durant la saison estivale. Ces mesures étaient attendues par plusieurs communes du département, comme l’a souligné France 3.

Pour Éric Ciotti, la gestion actuelle des navires de croisière lui semble adéquate. Lors de ses déclarations, il a affirmé ne pas vouloir « monter à l’abordage d’aucun navire », en référence à l’approche plus combative de son prédécesseur. Le nouvel édile a souligné que le statu quo lui convient parfaitement, trouvant l’arrêté équilibré et propice au développement du tourisme tout en respectant les préoccupations locales.

Cette tournure des événements marque un tournant dans la politique locale, avec un Éric Ciotti qui semble vouloir tracer une voie différente de celle de Christian Estrosi en matière de régulation touristique. Les mois à venir seront cruciaux pour observer l’impact de cette décision sur l’industrie du tourisme à Nice et dans les Alpes-Maritimes.