Le récent incident survenu lors de l’émission Tout Beau Tout N9uf sur W9 a suscité des réactions vives et diverses. Nathalie Saint-Cricq, journaliste à France Télévisions, a été au cœur d’une controverse après avoir qualifié Éric Ciotti de “alias Benito” en référence à Benito Mussolini. Cette déclaration, faite en pensant que son micro n’était pas activé, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et a conduit France Télévisions à présenter des excuses officielles.
EN BREF
- Nathalie Saint-Cricq a comparé Éric Ciotti à Mussolini, entraînant des excuses de France Télévisions.
- Éric Ciotti a exprimé sa déception face à cette comparaison, la qualifiant de désespérante.
- Le candidat se concentre désormais sur le second tour des élections municipales à Nice.
Suite à la diffusion de cette séquence, Nathalie Saint-Cricq a été contrainte de revenir à l’antenne pour s’expliquer. Elle a reconnu que ses propos étaient “inappropriés et déplacés”, tout en admettant un “manque de discernement” de sa part. Malgré ses excuses, l’affaire a continué à faire du bruit, notamment grâce au soutien de Christian Estrosi, le maire sortant de Nice, qui a souligné que la journaliste avait “parlé vrai”.
Dans l’émission animée par Cyril Hanouna, Éric Ciotti a enfin pris la parole pour répondre à cette comparaison. “Oui, parce que c’est naturellement un peu désespérant”, a-t-il déclaré, mettant en avant le climat d’hostilité qu’il perçoit de la part de certains médias. Pour lui, cet incident reflète un traitement partial des idées qu’il défend dans le cadre de sa campagne municipale.
Éric Ciotti a également évoqué sa relation avec Nathalie Saint-Cricq, qu’il décrit comme “cordiale”. Il a révélé avoir reçu des excuses personnelles de la direction de France Télévisions, Delphine Ernotte ayant pris contact avec lui pour s’excuser au nom de l’institution. Malgré la gravité de la situation, il a choisi de ne pas porter l’affaire devant la justice pour le moment, déclarant : “Allez, je vais dire, on passe l’éponge”.
Toutefois, il a exprimé un sentiment d’injustice concernant la réponse médiatique qu’il a perçue. Il a suggéré que si un média privé avait tenu des propos similaires, des sanctions auraient été rapidement prononcées. “Si l’Arcom est réellement indépendante, elle doit faire son travail”, a-t-il conclu, en laissant entendre qu’il attendait des mesures de la part des autorités compétentes.
Alors qu’il se prépare pour le second tour des élections à Nice, Éric Ciotti a balayé les critiques de son rival en l’accusant d’être “très nerveux” face aux résultats. Le candidat de l’UDR, qui a terminé en tête du premier tour avec 43,43 % des voix, se concentre désormais sur la campagne à venir, espérant mobiliser ses électeurs dans cette quadrangulaire tendue.