Dans un extrait récent du podcast Canailles TV, Éric Dupond-Moretti a partagé ses réflexions sur les revenus qu’il a perçus en tant que ministre de la Justice. Invité le 1er avril, l’ancien avocat a révélé qu’il avait considérablement réduit ses gains en intégrant le gouvernement d’Emmanuel Macron en 2020.
EN BREF
- Éric Dupond-Moretti a perdu 14 fois ses revenus en devenant ministre.
- Il a perçu un salaire net de 6 800 euros pendant son mandat.
- Il souligne que les salaires des politiques en France ne sont pas les plus élevés.
Durant son intervention, Éric Dupond-Moretti a affirmé : « Quand j’ai accepté de devenir ministre, j’ai divisé mes revenus par quatorze. » Ce constat l’a amené à préciser que son salaire net était de 6 800 euros, un montant qui, bien que conséquent par rapport au revenu moyen français, reste très en deçà de ce qu’il gagnait en tant qu’avocat.
En réponse à un des animateurs du podcast qui soulignait que cette rémunération était déjà élevée, Dupond-Moretti a concédé que cela pouvait sembler important, mais a rappelé son parcours. « Ma mère était femme de ménage », a-t-il déclaré, évoquant ses débuts modestes.
Il a également voulu rectifier les idées reçues sur les ministres, souvent perçus comme des personnes riches. « La caricature qui consiste à dire qu’un ministre serait ultra riche… Moi, j’ai gagné moins d’argent comme ministre que comme avocat. » Cette mise au point est d’autant plus significative dans un contexte où les rémunérations des figures politiques sont souvent scrutées par le public.
Dupond-Moretti a poursuivi en faisant une comparaison audacieuse avec le monde du sport : « Un joueur de foot qui gagne deux millions d’euros par mois, ça n’emmerde personne. Mais un ministre qui gagne 6 800 balles, ça emmerde tout le monde. » Cette remarque a suscité une réaction mitigée de la part des animateurs, l’un d’eux rétorquant que les performances sportives mesurables des footballeurs justifiaient parfois ces salaires exorbitants.
Il a également soulevé le sujet des conditions de vie des politiques, en affirmant que « les politiques en France ne sont pas les mieux payés du monde », tout en reconnaissant que leurs salaires restent « pas négligeables ». Dupond-Moretti a insisté sur le fait que l’argent n’a jamais été son principal moteur, affirmant que son engagement en politique était motivé par d’autres raisons.
Les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux ont été largement partagés, plusieurs personnes soulignant les avantages dont bénéficient les membres du gouvernement, tels que les logements de fonction, les voitures avec chauffeur et d’autres privilèges.
Ce témoignage d’Éric Dupond-Moretti sur ses finances personnelles et son expérience en tant que ministre met en lumière les réalités parfois méconnues de la vie politique en France, tout en alimentant le débat sur la valeur des rémunérations publiques face à celles du secteur privé.
En somme, cet échange a permis de rappeler que les choix de carrière, surtout dans le domaine politique, comportent souvent des sacrifices financiers, même pour des personnalités aussi connues qu’Éric Dupond-Moretti.