Sur le plateau de l’émission Clique, l’humoriste Éric Judor a laissé transparaître son émotion en se remémorant son ami et collègue Bun Hay Mean, décédé brutalement le 10 juillet 2025 à l’âge de 43 ans. D’ordinaire prompt à désamorcer la mélancolie par l’humour, Judor a dû essuyer ses larmes face à une séquence de la série Platane, où il partageait l’écran avec Bun Hay Mean. Ce moment a révélé la profondeur des souvenirs et la douleur de l’absence, laissant entrevoir comment les proches vivent encore cette tragédie.
EN BREF
- Éric Judor se remémore Bun Hay Mean avec émotion sur le plateau de Clique.
- La disparition de l’humoriste, survenue en juillet 2025, laisse un grand vide.
- Les circonstances de sa mort sont qualifiées d’accidentelles par l’enquête.
Lors de l’émission animée par Mouloud Achour, Judor a réagi à un extrait de leur série commune, révélant un mélange de fierté et de tristesse. L’hommage que l’humoriste rend à son ami n’est pas seulement celui d’un collègue, mais aussi d’un homme qui a vu Bun Hay Mean évoluer et s’épanouir en tant qu’artiste. Éric Judor a souligné l’enthousiasme contagieux de son partenaire, qui était toujours fier de ses performances, en particulier dans des productions comme Platane et Problemos.
La façon dont Judor parle de Bun Hay Mean est marquée par une tendresse palpable. Sa phrase la plus frappante, « Il était tellement fier d’avoir Platane. Tellement fier. Mais il est génial dans Problemos, aussi », témoigne d’une volonté de célébrer la carrière de son ami, tout en faisant face à l’incompréhension liée à sa mort. Éric Judor a été clair sur le fait qu’il ne comprend toujours pas comment une telle tragédie a pu se produire, un sentiment partagé par de nombreux proches de l’humoriste.
Les circonstances entourant la mort de Bun Hay Mean, survenues au pied de son immeuble à Paris, ont été révélées par l’enquête. Le 10 juillet 2025, il a été retrouvé sans vie après être tombé de son balcon situé au huitième étage. Les premières constatations ont conduit à penser qu’il s’agissait d’un accident. Aucune lettre d’adieu n’a été retrouvée, et l’artiste menait une vie saine, ce qui a contribué à alimenter la stupéfaction de ses amis.
Des éléments troublants ont été découverts sur les lieux de l’accident. Le téléphone de Bun Hay Mean a été retrouvé coincé dans une gouttière, suggérant qu’il aurait basculé en essayant de le récupérer. Sa valise, prête pour un départ imminent vers Montréal, ajoute au tragique de la situation. Comment un geste aussi banal a-t-il pu avoir de telles conséquences ? C’est une question qui reste en suspens dans l’esprit de ceux qui l’ont connu.
La thèse de l’accident a été confirmée par les résultats de l’autopsie, mais cela n’apporte pas de réconfort à ses proches. Éric Judor, en partageant son ressenti, montre que la compréhension des faits ne conduit pas nécessairement à l’acceptation de la perte. Il illustre ainsi la dualité entre la connaissance des circonstances et le poids du deuil.
Ce moment d’émotion partagé dans Clique rappelle à quel point la mémoire d’un artiste est souvent associée à son œuvre. Bun Hay Mean, surnommé « Chinois marrant » et révélé au Jamel Comedy Club, restera dans les cœurs de ses admirateurs pour son rire et son talent. Les obsèques de l’humoriste, tenues en toute intimité, ont déjà rassemblé plusieurs figures du monde comique, témoignant de l’impact qu’il a laissé.
Éric Judor, par ses mots, prolonge cet hommage et rappelle que la mémoire d’un artiste passe d’abord par ce qu’il a laissé à l’écran. Les confidences sur les derniers moments de Bun Hay Mean révèlent que le sujet reste sensible, et que chaque prise de parole est empreinte d’émotion. Dans les mois à venir, il sera intéressant de voir si d’autres comédiens évoqueront également ses souvenirs.
En conclusion, Éric Judor a partagé un hommage touchant, centré sur la fierté et l’incompréhension, sans chercher à trouver des explications à cette tragédie. Ce moment puissant rappelle que, même face à la douleur, l’affection et la mémoire d’un ami peuvent toujours prévaloir.