Escalade des tensions au Moyen-Orient : nouvelles frappes des Houthis sur Riyad

Les tensions au Moyen-Orient continuent de s’intensifier, notamment entre les rebelles Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite. Ces derniers ont revendiqué, ce dimanche, des attaques ciblant des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes, illustrant la gravité de la situation actuelle.

EN BREF

  • Les Houthis ont mené des attaques contre des aéroports saoudiens, faisant des victimes.
  • La coalition saoudienne a dénoncé ces attaques comme des crimes de guerre.
  • Les aéroports saoudiens sont déclarés non sécurisés par les Houthis.

La journée de samedi a été marquée par une attaque dévastatrice qui a coûté la vie à 13 personnes, dont quatre Saoudiens, ainsi qu’à des ressortissants de plusieurs autres nationalités. Au total, 309 personnes ont été blessées, ce qui a conduit à l’arrêt des vols dans le pays. En parallèle, une nouvelle attaque a été signalée ce dimanche contre l’aéroport de Riyad, faisant un mort, un Pakistanais, et 11 blessés supplémentaires, selon les informations fournies par l’Autorité saoudienne de l’aviation civile.

Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont déclaré avoir réalisé « quatre opérations d’envergure » en moins de 24 heures, utilisant des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones. Les cibles incluaient l’aéroport international de Riyad, mais également des installations du géant pétrolier Aramco, notamment une installation gazière à Shugadam et une raffinerie à Tanajib, toutes deux situées dans l’est de l’Arabie saoudite. La quatrième opération a visé l’aéroport international de Dammam.

Dans un communiqué diffusé dimanche soir, l’Autorité saoudienne de l’aviation civile a indiqué avoir enregistré une nouvelle frappe contre l’aéroport de Dammam, précisant qu’une évaluation des dommages était en cours. Dans le même temps, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté un drone dans l’est du royaume, ajoutant que des opérations contre les Houthis se poursuivraient.

Avec l’arrivée d’octobre, une période souvent marquée par un afflux de pèlerins pour le Hajj et l’Omra, les Houthis ont renouvelé leurs avertissements, signalant que les aéroports du royaume n’étaient « pas sûrs » pour les voyageurs, sauf ceux des villes saintes de La Mecque et Médine. Cette situation crée un climat d’incertitude pour les millions de musulmans du monde entier qui souhaitent se rendre en Arabie saoudite pour ces rites religieux.

La coalition militaire saoudienne a fermement condamné l’attaque de samedi, qualifiant cet acte de « crime de guerre ». Elle a promis de réagir avec rigueur à cette escalade de la violence, qui représente la plus meurtrière depuis août 2015, lorsque 15 personnes avaient trouvé la mort lors d’un attentat suicide revendiqué par le groupe djihadiste État islamique.

Alors que les tensions continuent de croître, le monde s’inquiète des conséquences de ce conflit prolongé sur la stabilité de la région et sur la sécurité des milliers de pèlerins qui se dirigent vers l’Arabie saoudite. La situation demeure précaire et nécessite une attention internationale accrue.