Estelle Lefébure évoque la drogue dans le mannequinat des années 80

Lors de son passage dans l’émission Quelle époque ! le 30 mai dernier, Estelle Lefébure a partagé des souvenirs marquants de son expérience dans le monde du mannequinat des années 1980. En échangeant avec Léa Salamé et Matthieu Delormeau, l’ancien top model a témoigné, sans détour, de la consommation de drogues dans les studios de mode à l’époque, révélant un aspect souvent méconnu de cette industrie.

EN BREF

  • Estelle Lefébure raconte son expérience avec la drogue dans le mannequinat des années 80.
  • Elle évoque sa détermination à dire non à la cocaïne malgré la pression du milieu.
  • Le témoignage souligne un contraste entre sa sobriété et les luttes d’autres figures de l’industrie.

Estelle Lefébure n’a pas hésité à aborder le sujet dès que Matthieu Delormeau a posé la question sur la présence de drogues dans le monde de la mode. Sa réponse fut directe : « Oui, il y en avait. » En remontant à ses débuts en 1985, elle a relaté son arrivée dans un studio photo à Londres, où elle a été confrontée à une réalité troublante. À peine quinze jours après avoir signé dans une agence, elle a découvert de la cocaïne sur une table, un moment qu’elle décrit avec une naïveté frappante : « Je ne savais pas ce que c’était, j’étais totalement naïve, je débarquais de ma Normandie. »

A l’époque, Estelle Lefébure n’avait que 19 ans, et le milieu du mannequinat était caractérisé par une pression constante sur le physique et un rythme de travail effréné, avec des castings et des shootings de nuit. Dans ce contexte, la cocaïne était souvent perçue comme un moyen de faire face à la demande : « Elle coupe la faim. » Ce constat, bien que glaçant, souligne une réalité que beaucoup préfèrent ignorer.

Sa franchise et sa clarté sont remarquables. Contrairement à d’autres anciennes mannequins qui ont mis des années à aborder ce sujet, Lefébure a toujours su où se situaient ses limites. « J’ai toujours dit non. » Cette position ferme, qu’elle a maintenue tout au long de sa carrière, contraste avec les récits de ceux qui ont succombé à la tentation. Elle observe avec un regard lucide que, dans un milieu où la consommation était banalisée, elle a choisi de ne pas céder à la pression.

Le dialogue entre Lefébure et Delormeau, lui-même ancien chroniqueur de TPMP et ayant traversé des périodes difficiles liées à la drogue, illustre les deux faces d’une même réalité. Delormeau a partagé son propre parcours, ses luttes et la manière dont il a réussi à se relever après une descente aux enfers. Ce contraste entre deux trajectoires offre un éclairage sur les choix individuels face à une substance omniprésente.

En abordant un autre sujet qui la concerne, Léa Salamé a rappelé l’ancienne relation d’Estelle avec la famille Hallyday. Mariée à David Hallyday, Lefébure est restée proche de cette famille célèbre malgré leur séparation. Sa réponse sur ce sujet délicat a été mesurée, indiquant qu’elle n’a jamais changé sa personnalité en intégrant ce clan. « C’est une famille aussi très accueillante », a-t-elle ajouté, évitant ainsi les tensions qui entourent souvent les discussions sur l’héritage de Johnny Hallyday.

Ce passage dans l’émission n’était cependant pas uniquement centré sur ses expériences passées. Estelle Lefébure était aussi présente pour promouvoir son livre Mes meilleures recettes bien-être, un ouvrage qui reflète son engagement pour un mode de vie sain. À 58 ans, elle a réussi à maintenir une hygiène de vie rigoureuse, mêlant alimentation équilibrée, sport et méditation. Cette philosophie de vie est en totale opposition avec les excès de son passé professionnel.

Alors que d’autres parcours dans le monde de la mode ont été marqués par des tragédies dues à la consommation de drogues, Lefébure se distingue par sa résilience. Dans un milieu où « elle coupe la faim » était souvent cité comme justification, sa capacité à dire non représente une véritable force. Quarante ans plus tard, elle aborde ce sujet sans amertume, mais avec une clarté qui force le respect.

En résumé, le témoignage d’Estelle Lefébure sur son expérience avec la drogue dans le mannequinat des années 80 met en lumière une réalité souvent négligée de l’industrie de la mode. Son parcours exemplaire et son engagement pour un mode de vie sain offrent une perspective unique sur les défis rencontrés par de nombreux professionnels dans ce milieu. Le contraste entre sa sobriété et les luttes d’autres figures illustre la complexité d’une réalité que beaucoup préfèrent ignorer.