La capitale iranienne, Téhéran, a été le théâtre d’une série d’explosions marquées par des coupures de courant, alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis continuent de monter. L’incident survient dans un contexte où Donald Trump menace d’« anéantir » des infrastructures énergétiques iraniennes en réponse à l’absence de progrès dans les négociations diplomatiques.
EN BREF
- Plusieurs explosions ont eu lieu à Téhéran, entraînant des coupures de courant.
- Donald Trump menace de frapper des infrastructures énergétiques iraniennes.
- Les tensions militaires s’intensifient au Moyen-Orient, affectant l’économie mondiale.
Les rapports de l’agence de presse Fars évoquent plusieurs explosions survenues mardi, accompagnées de pannes d’électricité dans certaines zones de la capitale. L’agence Tasnim a également signalé des explosions dans l’est et l’ouest de Téhéran, suivies de perturbations dans l’approvisionnement énergétique, qui ont été rapidement résolues.
L’armée israélienne a, de son côté, conseillé aux habitants d’un quartier résidentiel de rester à l’abri, anticipant des attaques visant des infrastructures militaires. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que plus de la moitié des objectifs de guerre étaient désormais atteints, sans préciser de calendrier pour la suite des opérations.
Les menaces formulées par Donald Trump s’inscrivent dans un contexte de tensions militaires croissantes. Le président américain a mis en garde contre des frappes sur des sites énergétiques iraniens si les négociations n’avançaient pas rapidement et si le détroit d’Ormuz, vital pour le transport mondial d’hydrocarbures, n’était pas rouvert immédiatement.
Trump a désigné des cibles potentielles, telles que l’île de Kharg, un point névralgique pour le pétrole iranien, ainsi que des centrales électriques et d’autres infrastructures essentielles. Il a même évoqué la possibilité d’une opération terrestre visant à s’emparer du terminal de Kharg pour accéder au pétrole iranien.
Dans ce climat tendu, l’Iran a continué ses opérations militaires au Moyen-Orient, où le conflit a déjà causé des milliers de morts depuis l’attaque américano-israélienne sur l’Iran le 28 février. Des témoins à Jérusalem ont rapporté avoir entendu des explosions suite à une alerte aux missiles iraniens.
Par ailleurs, une attaque iranienne a été signalée à Dubaï, ciblant un pétrolier sous pavillon koweïtien. Selon des sources, le navire, qui était entièrement chargé, a subi des dommages, bien qu’aucun blessé ne soit à déplorer.
Au même moment, l’Arabie saoudite a intercepté huit missiles balistiques, sans préciser leur origine, tout en affirmant respecter l’intégrité du royaume. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a réaffirmé que les actions iraniennes visaient des ennemis jugés agressifs.
Les marchés asiatiques ont montré un regain d’optimisme, avant de refluer, tandis que le prix du pétrole reste élevé, dépassant les 100 dollars le baril. Selon des informations, Trump aurait indiqué à ses conseillers qu’il serait disposé à interrompre les opérations militaires pour éviter un conflit prolongé.
Il semble que Washington cherche à obtenir, par la voie diplomatique, une résolution du blocage du détroit d’Ormuz. En cas d’échec, Trump envisagerait de solliciter ses alliés d’Europe et du Golfe pour forcer sa réouverture.
Malgré ces tensions, des discussions « sérieuses » seraient en cours entre les États-Unis et l’Iran, selon les déclarations de Trump. Cependant, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet de loi imposant des droits de passage pour les navires, excluant les États-Unis et Israël de la circulation dans le détroit.
Enfin, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence suite à la mort de Casques bleus indonésiens au Liban, une situation qui souligne l’urgence de la situation au Moyen-Orient, où les affrontements continuent d’entraîner des pertes humaines.