Explosion criminelle à Olmeto : une résidence secondaire détruite sans blessés

Dimanche soir, une explosion a dévasté une résidence secondaire à Olmeto, en Corse-du-Sud. Cette déflagration, dont le caractère criminel a été confirmé, n’a heureusement pas fait de blessés, selon les déclarations du procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe.

EN BREF

  • Une explosion a détruit une résidence secondaire à Olmeto, Corse-du-Sud.
  • Le procureur a établi le caractère criminel de l’explosion.
  • Aucune revendication ni blessé n’ont été signalés.

Vers 21h45, plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu une forte explosion à proximité de l’hôtel La Marinca. Les premières constatations indiquent que la résidence touchée appartenait à une famille originaire du continent, qui venait régulièrement en Corse depuis plus de 40 ans. La propriétaire, une femme d’environ 80 ans, utilisait principalement cette maison durant la période estivale, de juin à octobre.

Les détails fournis par le procureur montrent que l’explosion a causé des dégâts considérables : l’entrée de la maison a pris feu, et un effet de souffle a détruit les baies vitrées, altérant également les volets, les plafonds et le mobilier à l’intérieur. Ces éléments témoignent de la puissance de la déflagration.

Actuellement, les enquêteurs n’ont trouvé aucune inscription nationale ou revendication sur les lieux. Néanmoins, le procureur a précisé que des investigations approfondies seraient menées à la lumière du jour sur cette vaste propriété, afin de déterminer les circonstances exactes de l’explosion.

Une enquête pour destruction par moyen dangereux a été ouverte. Celle-ci a été confiée à la brigade de recherche de Sartène et à la section de recherche d’Ajaccio. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a également été informé de la situation, bien que pour le moment, aucun lien avec des actes terroristes n’ait été établi.

Ce type d’incident soulève des inquiétudes parmi les résidents de la région, qui voient dans cette explosion un acte de violence inacceptable. Les autorités locales travaillent à la sécurisation de la zone et à la protection des biens de la communauté.

La situation demeure sous haute surveillance alors que les autorités s’efforcent de résoudre cette affaire. L’absence de revendication et le profil de la propriétaire laissent planer une incertitude sur les motivations derrière cet acte, rendant l’enquête d’autant plus cruciale.