Explosion de la demande pour les abris anti-aériens face aux tensions internationales

Depuis le début des conflits au Moyen-Orient, la demande pour les abris anti-aériens connaît une hausse spectaculaire. Des célébrités comme Kim Kardashian et Mark Zuckerberg ont déjà commandé leurs propres bunkers, témoignant d’un phénomène qui touche de riches personnalités, notamment dans les monarchies du Golfe et aux États-Unis.

EN BREF

  • La demande pour les abris anti-aériens augmente fortement depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
  • Des célébrités comme Kim Kardashian et Mark Zuckerberg investissent dans des bunkers.
  • Un abri basique coûte environ 25 000 dollars, tandis que les modèles plus sophistiqués peuvent atteindre plusieurs millions.

Ron Hubbard, entrepreneur texan à la tête d’Atlas Survival Shelters, explique que cette flambée de demandes a été particulièrement marquée depuis le début des hostilités en Iran. « Nous avons constaté une forte augmentation depuis le début de la guerre, surtout dans les pays du Golfe », déclare-t-il. Il précise que son entreprise a ouvert des bureaux à Dubaï juste avant le déclenchement des conflits, ce qui lui permet de répondre efficacement à cette demande croissante.

Atlas Survival Shelters, basée à Sulphur Springs, au Texas, a déjà reçu des commandes d’abris capables de protéger leurs occupants pendant cinq ans. Cette situation s’est intensifiée malgré les optimismes exprimés par certaines figures politiques, comme Donald Trump, qui évoquent une offensive américaine rapide.

Ron Hubbard souligne que c’est un moment sans précédent pour son entreprise : « La demande pour ce type de produit est à son plus haut en ce moment, je n’ai jamais vu ça auparavant. » Pour faire face à cette demande, Atlas accorde des licences à des entreprises locales dans les marchés étrangers et envoie une partie de son personnel sur place pour superviser les constructions.

Dans l’usine d’Atlas, des abris ressemblant à des conteneurs en acier sont prêts à être expédiés. Quarante autres commandes sont en cours de production, et Hubbard prévoit que son entreprise pourrait réaliser un chiffre d’affaires supérieur à celui des trois dernières années en seulement deux mois.

Parmi les clients notables, l’influenceur masculiniste Andrew Tate et le philanthrope MrBeast figurent en bonne place. Tous ces projets avaient été initiés avant le début des hostilités, mais désormais, la demande s’étend également aux États-Unis, où des personnes riches cherchent à se protéger des menaces internationales.

Le prix d’un abri basique, conçu pour quatre personnes et capable de résister aux bombardements et aux radiations, débute à environ 25 000 dollars. Les modèles plus avancés, pensés pour survivre des années, peuvent coûter plusieurs millions, en fonction des stocks de nourriture, d’eau et d’énergie.

« Cela dépend si vous vous préparez à la fin du monde ou à l’Armageddon, ou si vous vous préparez à une pluie de missiles, comme l’ont fait la plupart des Israéliens », précise Ron Hubbard. Il explique que les abris peuvent être construits en béton sur site ou fabriqués en métal dans leur usine avant d’être livrés au client.

En termes de sécurité, un abri contre les retombées radioactives nécessite seulement un mètre de profondeur. Toutefois, Hubbard recommande d’aller plus en profondeur, jusqu’à deux ou trois mètres, pour se protéger des tirs d’artillerie.

Les abris sont équipés d’une porte hermétique et d’une chambre de désinfection. Selon les besoins et le budget, l’intérieur peut se rapprocher de celui d’un appartement moderne, avec salon, chambre, cuisine, salle de bain, et même un espace de stockage pour des armes. Ces structures sont conçues pour être autonomes, avec des systèmes d’énergie de secours, de filtration d’eau et de connectivité sans fil.

En conclusion, l’avenir incertain et les tensions internationales croissantes semblent propulser la demande pour ces abris anti-aériens. Ron Hubbard rappelle que désormais, « personne ne pense plus que quelqu’un est fou parce qu’il a besoin d’un abri anti-aérien, surtout avec l’avenir incertain qui nous attend ». La sécurité personnelle, face à des menaces de plus en plus présentes, devient une priorité pour de nombreux privilégiés.