Explosion de la demande pour les voitures électriques d’occasion depuis le début de la guerre

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le marché des voitures d’occasion électriques connaît une véritable effervescence. Les sites spécialisés rapportent une hausse significative des recherches et des achats, en grande partie en raison de l’augmentation des prix des carburants. Ce phénomène indique un changement notable dans les comportements d’achat des Français.

EN BREF

  • Les recherches de voitures électriques d’occasion ont presque doublé depuis le début de la guerre.
  • Les prix des véhicules électriques d’occasion ont baissé de 4,27% en 2025.
  • Les modèles électriques connus, comme la Zoé, sont particulièrement prisés par les acheteurs.

Selon Aramis Auto, la part des ventes de voitures 100% électriques a bondi de 6,5 % à 12,7 % en l’espace d’un mois, entre la semaine du 16 février et celle du 9 mars. Bien que les recherches pour des véhicules électriques restent minoritaires, elles ont doublé, passant de 2 % à 4 % du total des recherches.

Le site La Centrale a également observé une hausse impressionnante, avec une augmentation de 91 % des recherches de véhicules électriques depuis le 28 février. Ce changement a été particulièrement marqué alors que les prix à la pompe commençaient à frôler les 2 euros le litre. « Les recherches ont d’abord augmenté progressivement, avant de s’accélérer fortement à partir du début de mars », a précisé un représentant du site.

Une offre d’occasion en plein essor

Cette montée en flèche de l’intérêt pour les voitures électriques d’occasion est également accompagnée par une baisse des prix. En 2025, ces véhicules ont vu leur coût diminuer de 4,27 %, rendant leur acquisition plus accessible. En moyenne, les voitures électriques d’occasion coûtent 22.000 euros de moins que leurs homologues neuves. La Centrale propose aujourd’hui plus de 40.000 véhicules électriques, soit une augmentation de 38 % par rapport à l’année précédente.

Guillaume Henri-Blanchet, directeur général adjoint de La Centrale, souligne que face à la flambée des prix du carburant, les automobilistes cherchent des solutions économiques. « Une recharge à domicile coûte entre 10 et 15 euros, contre près de 2 euros pour un litre de carburant », a-t-il expliqué, mettant en lumière l’attrait croissant pour l’électrique.

Les défis de l’électrique

Malgré cet intérêt croissant, l’achat d’une voiture électrique demeure un processus plus complexe. Les consommateurs expriment encore des doutes concernant l’autonomie, la recharge et la durabilité des batteries. Les délais d’achat pour une voiture électrique sont estimés à deux fois plus longs que pour un véhicule diesel. Cela montre que, bien que l’électrique d’occasion commence à se démocratiser, certaines appréhensions persistent.

Les marques automobiles ont également constaté un regain d’intérêt pour les modèles électriques lors de leurs journées portes ouvertes de mi-mars. Cette tendance se retrouve également chez AutoScout, qui a enregistré une augmentation de 5,3 % des recherches de voitures électriques entre le 1er et le 22 mars, alors que les recherches pour les modèles à essence et diesel ont chuté respectivement de 15,7 % et 25,6 %.

Au niveau international, l’Allemagne présente une dynamique encore plus marquée, avec une hausse de 32,6 % des recherches de véhicules électriques sur la même période. Ce constat souligne un intérêt croissant pour l’électrique, qui représente désormais 9 % des recherches sur AutoScout en Allemagne, soit trois fois plus qu’en France.

Cette évolution vers les voitures électriques d’occasion témoigne d’un changement de mentalité. Les consommateurs prennent conscience des enjeux économiques et environnementaux, et l’électrique apparaît comme une solution viable pour de nombreux trajets quotidiens. Les modèles les plus recherchés, tels que la Zoé ou la e-208, sont de plus en plus adaptés aux besoins des conducteurs, tandis que des marques comme Tesla gagnent en popularité pour les trajets plus longs.