Une partie de Téhéran a connu d’importantes perturbations, mardi, en raison de plusieurs explosions qui ont secoué la capitale iranienne. Ces événements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, alors que le président américain Donald Trump a menacé de « anéantir » les infrastructures énergétiques iraniennes si les négociations avec Washington n’avançaient pas rapidement.
EN BREF
- Plusieurs explosions ont eu lieu à Téhéran, provoquant des coupures de courant.
- Donald Trump menace de frapper des sites énergétiques iraniens si les discussions échouent.
- Les tensions militaires restent vives, avec des attaques réciproques dans la région.
Selon l’agence de presse Fars, ces explosions ont entraîné des coupures d’électricité dans plusieurs quartiers de Téhéran. L’agence Tasnim a également signalé des incidents similaires dans l’est et l’ouest de la ville, bien que la situation ait été rapidement maîtrisée. Ces événements se produisent alors que l’armée israélienne a émis des alertes pour la population, prévenant d’une possible attaque contre des infrastructures militaires.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que plus de la moitié des objectifs militaires de son pays avaient été atteints, sans préciser de calendrier pour les opérations en cours. Il a ajouté : « Je pense que ce régime va s’effondrer de l’intérieur », faisant référence au gouvernement iranien.
Dans ce climat de tension, Donald Trump a exprimé, dans un post sur son réseau social Truth Social, que des frappes pourraient cibler l’île de Kharg, un site crucial pour les exportations pétrolières iraniennes, ainsi que d’autres infrastructures vitales telles que des centrales électriques et des puits de pétrole. Il a également évoqué la possibilité d’une opération terrestre pour contrôler le terminal de Kharg.
Malgré ces menaces, l’Iran a intensifié ses activités militaires dans la région. Des explosions ont été entendues au-dessus de Jérusalem, faisant suite à des alertes de missiles lancées par l’armée israélienne. En outre, une attaque iranienne a été signalée contre un pétrolier sous pavillon koweïtien à Dubaï, causant des dommages significatifs sans faire de victimes.
Les tensions se sont également intensifiées avec l’Arabie saoudite, qui a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles balistiques, sans préciser leur provenance. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que les opérations iraniennes visaient uniquement les « agresseurs », et non les pays voisins.
Sur le plan économique, les Bourses asiatiques ont connu un regain d’optimisme en début de journée, avant de redescendre. Le prix du pétrole est resté au-dessus de 100 dollars, reflétant l’incertitude des marchés face à la situation géopolitique actuelle.
Le quotidien américain Wall Street Journal a rapporté que Donald Trump envisagerait d’interrompre les opérations militaires, préférant chercher une solution diplomatique pour rouvrir le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux. En cas d’échec, il pourrait solliciter l’aide de ses alliés européens et du Golfe.
Le président américain a également noté des « progrès » dans les discussions avec Téhéran, tandis que son secrétaire d’État, Marco Rubio, a exprimé son optimisme quant à la possibilité d’un dialogue constructif avec des représentants iraniens non identifiés.
En Iran, une commission parlementaire a approuvé un projet de loi imposant des droits de passage aux navires dans le détroit, incluant une interdiction de passage pour les États-Unis et Israël, ce qui pourrait compliquer davantage les négociations.
Enfin, l’ONU tiendra une réunion d’urgence suite à la mort de trois Casques bleus indonésiens au Liban, un événement qui souligne la gravité de la situation sécuritaire dans la région. Le Liban, entraîné dans le conflit, a subi de lourdes pertes humaines depuis le début de la guerre.
Alors que les hostilités continuent de faire rage, l’équilibre délicat entre diplomatie et confrontation reste à l’ordre du jour, tant pour les acteurs régionaux que pour la communauté internationale.