Fabien Roussel appelle à la mobilisation contre la hausse des prix de l’énergie

La hausse continue des prix de l’énergie suscite une vive émotion en France. Ce vendredi, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et candidat à la présidentielle, a lancé un appel clair à la mobilisation des citoyens sur les ronds-points, à l’instar du mouvement des Gilets jaunes. Il a exprimé ses préoccupations concernant le coût des carburants et a exigé des actions immédiates de la part du gouvernement.

EN BREF

  • Fabien Roussel appelle les Français à se mobiliser contre la hausse des prix de l’énergie.
  • Il exige la suppression de la taxe sur les carburants et une baisse de la TVA.
  • La candidate socialiste Ségolène Royal soutient également des mesures pour limiter le prix du litre d’essence.

Dans une interview sur France 2, Roussel a souligné que si le gouvernement ne prenait pas de mesures dans les jours à venir, les citoyens devraient faire entendre leur voix sur les ronds-points, devant les sous-préfectures et autres lieux de pouvoir. Il a rappelé comment, en 2018, le mouvement des Gilets jaunes avait réussi à rassembler les Français autour de la question du pouvoir d’achat.

Parmi les demandes précises de Roussel figure la suppression des « certificats d’économie d’énergie » qui s’appliquent au litre d’essence, imposés depuis le 1er janvier. Il estime que cette mesure coûte aux automobilistes une augmentation de 15 centimes par litre. De plus, il a plaidé pour une réduction de la TVA sur les carburants, passant de 20 % à 5,5 %, ce qui pourrait engendrer une baisse immédiate de 30 centimes sur le prix du litre.

Le candidat communiste a également pointé du doigt les grands groupes pétroliers, tels que Total et Rubis, qui, selon lui, profitent de la crise sans que cela ne se traduise par des avantages pour les consommateurs. Roussel a insisté sur la nécessité d’agir en faveur d’une régulation des prix afin de protéger les sommes que les Français dépensent pour se déplacer.

Roussel n’a pas manqué de rappeler que l’augmentation des prix de l’énergie est en partie liée au conflit en Ukraine, qui a des répercussions directes sur la France. Selon lui, toutes les promesses politiques doivent être accompagnées d’une réflexion sérieuse sur la paix et la gestion de l’énergie.

Sur le même sujet, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, a pris la parole sur RTL pour défendre l’idée que le prix d’un litre d’essence ne devrait pas excéder 1,70 euro. Elle a également évoqué des solutions pour encadrer les marges des raffineurs, qui, selon elle, réalisent des bénéfices exorbitants dans ce contexte de crise.

Enfin, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réagi aux propositions de baisse de taxes, en affirmant que la stratégie de l’exécutif privilégiait des aides ciblées pour les personnes les plus vulnérables. Elle a précisé que le gouvernement ne comptait pas réduire les taxes sur les carburants, mais plutôt garantir un soutien direct à ceux qui en ont besoin.

La question de la hausse des prix de l’énergie reste donc au cœur des préoccupations des politiques et des citoyens. La mobilisation annoncée par Roussel pourrait être un point de départ pour une nouvelle dynamique de contestation, à l’heure où le pouvoir d’achat est de plus en plus menacé.