Frais de succession, primes publiques et retour du cash : les actualités du jour

Ce jeudi 13 août, trois sujets majeurs retiennent l’attention des citoyens : la réapparition des frais bancaires de succession, l’examen des primes dans la fonction publique et la persistance du paiement en espèces dans la zone euro. Chacun de ces thèmes soulève des enjeux financiers importants pour les particuliers et les institutions.

EN BREF

  • Retour des frais bancaires de succession après une censure partielle de la loi.
  • Primes de la fonction publique sous examen par l’Inspection générale des finances.
  • Les espèces restent le moyen de paiement le plus accepté dans la zone euro.

Les frais bancaires de succession font leur retour

Suite à la décision du Conseil constitutionnel, les frais bancaires de succession, précédemment limités, vont être rétablis. La gratuité imposée pour les petites successions, les successions simples et celles impliquant des mineurs a été annulée. Toutefois, le plafond de 1 % des avoirs, avec un maximum de 857 euros, demeure. Certains établissements, tels que le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, continuent de proposer la gratuité pour les successions de mineurs et celles inférieures à 10 000 euros. En revanche, les successions simples de majeurs dépassant ce montant seront à nouveau soumises à des frais. En réponse à cette situation, plus de 200 parlementaires et plusieurs associations prévoient d’interroger publiquement les banques à la rentrée.

Les primes de la fonction publique sous la loupe de l’IGF

Parallèlement, l’Inspection générale des finances (IGF) examine les 543 dispositifs de primes qui concernent près de 2 millions d’agents de l’État. Ces primes ont considérablement augmenté, représentant 19,1 milliards d’euros en 2025, soit plus de 25 % de la rémunération des agents. Parmi les pistes d’économies envisagées, l’indemnité de résidence à l’étranger, coûtant 486 millions d’euros par an, est mise en question. De plus, l’IGF s’interroge sur l’efficacité du forfait télétravail et du forfait mobilités durables. Des recommandations sont faites pour limiter la création de nouvelles primes et envisager la fusion de certaines, en particulier celles bénéficiant à moins de 100 agents.

Le cash, toujours roi dans la zone euro

Enfin, une enquête de la Banque centrale européenne révèle que le paiement en espèces continue de dominer dans les commerces de la zone euro. En 2026, 92 % des entreprises avec un point de vente physique acceptent les espèces, en hausse par rapport à 90 % en 2024. Le liquide reste donc le moyen de paiement le plus largement accepté, devant la carte bancaire, stable à 88 %. Le paiement mobile, en revanche, connaît une croissance significative, avec 68 % des entreprises l’acceptant, contre seulement 36 % deux ans auparavant. Cette évolution souligne la persistance du cash dans un monde de plus en plus tourné vers le numérique.

Ces trois sujets d’actualité, en plus d’être interconnectés, mettent en lumière les défis financiers auxquels sont confrontés les citoyens et les institutions en cette période de transformation économique. L’adaptation des pratiques bancaires, l’examen des primes publiques et les préférences de paiement des consommateurs sont autant d’éléments à suivre de près dans les semaines à venir.