Ce samedi 10 janvier, l’émission Quelle époque !, diffusée sur France 2, a donné la parole à Francis Huster. Cet acteur de 78 ans, passionné par son art, a partagé son rêve de voir le dramaturge Molière entrer au Panthéon. Ce souhait, qu’il a déjà formulé au président Emmanuel Macron, semble mériter une attention plus urgente de la part des autorités françaises.
EN BREF
- Francis Huster réclame l’entrée de Molière au Panthéon.
- Il déplore le silence du président Macron sur cette demande.
- Huster souligne l’importance de Molière pour la culture française.
Huster a exprimé son admiration pour Molière, affirmant qu’il a été l’un des premiers à donner aux femmes une place centrale dans ses œuvres. En tant que pionnier, Molière a défié les normes sociales de son époque, devenant ainsi un combattant des inégalités hommes-femmes. Sur le plateau, il a insisté sur le fait que « Molière est le premier, justement, à avoir donné la possibilité aux femmes d’être les véritables héroïnes de toutes ses pièces ».
Avec une ferveur palpable, Huster a réaffirmé : « C’est pour ça que Molière entrera au Panthéon ! ». Son obstination face à l’indifférence du président Macron est saisissante. L’animatrice Léa Salamé l’a même interpelé en lui rappelant qu’à ce jour, cette étape n’était toujours pas franchie. En réponse, Huster a fait part de ses mesures ultérieures, annonçant son intention de retourner sur scène pour relancer le dialogue sur cette question si cruciale pour la culture française.
Un combat personnel pour Molière
Ce combat ne se limite pas à une simple revendication. Huster souligne l’héritage de Molière, qui occupe une place essentielle dans le patrimoine culturel français. Il a comparé la situation de Molière à celle de William Shakespeare en Angleterre, dont le souvenir est honoré devant la célèbre Westminster Abbey. « Où est Molière ? Dans une petite rue… Il n’est même pas devant la Comédie-Française ! », s’est-il exclamé, mélangeant indignation et désespoir.
Francis Huster a également critiqué l’absence de mesures concrètes concernant cette cérémonie d’hommage à Molière. Il a rappelé que depuis l’établissement de la Première République en 1793, peu d’écrivains ont été admis au Panthéon, à l’exception de figures emblématiques comme Voltaire et Rousseau. Cette omission gêne Huster, qui attend des actions de la part du président : « Pour l’instant, le président de la République m’a laissé une lettre écrite de sa main : ‘Votre combat est juste, cher Francis’, etc. Donc j’attends ! ».
Ce parcours montre comment un artiste peut devenir un fervent défenseur des droits culturels et sociaux, en utilisant sa voix pour faire entendre un message qui résonne bien au-delà des planches de théâtre. Huster n’hésite pas à rappeler qu’il n’y a aucune raison pour que la mémoire de Molière demeure oubliée dans les rues de Paris, dans un contexte où son génie mérite d’être célébré.
