François Hollande évoque son scooter devenu emblématique dans un entretien avec Bourdin

Au cours d’une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin sur sa chaîne YouTube, François Hollande a partagé des souvenirs d’un épisode marquant de son mandat présidentiel : sa célèbre utilisation d’un scooter pour se rendre chez Julie Gayet. Ce moment, survenu en janvier 2014, avait suscité une vive attention médiatique, se transformant en une véritable affaire d’État.

EN BREF

  • François Hollande revient sur son utilisation publique d’un scooter.
  • L’épisode avait provoqué une forte médiatisation à l’époque.
  • Le scooter a été vendu aux enchères pour 25 000 euros.

François Hollande a commencé son intervention en évoquant son attachement à ce moyen de transport. « J’ai toujours roulé en scooter », a-t-il affirmé, soulignant que cela n’avait pas changé après son élection à la présidence. Ce choix de véhicule, selon lui, est tout aussi légitime que celui de ceux qui préfèrent courir ou faire du vélo.

Jean-Jacques Bourdin a ensuite interrogé l’ancien chef d’État sur l’origine de ce scooter. Hollande a précisé qu’il s’agissait d’un modèle de l’Élysée. « Non, c’était un scooter de l’Élysée », a-t-il confirmé, ajoutant qu’il n’était pas le seul à l’utiliser, car des policiers l’accompagnaient toujours lors de ses déplacements. Cette précision a permis de rappeler que, malgré sa fonction, il devait faire face à des règles de sécurité strictes.

La conversation s’est poursuivie sur l’aspect inattendu de sa sortie en scooter. Bourdin a souligné que l’ancien président ne pouvait pas ignorer que des photographes étaient susceptibles d’immortaliser ce moment. Hollande a répondu avec une certaine légèreté, indiquant qu’il ne s’agissait pas d’une volonté d’être photographié, mais d’un incident regrettable. « Ce sont des agressions quand même, des formes d’intrusion », a-t-il déclaré, affirmant le besoin de préserver une certaine intimité, même en tant que président.

Sur un ton humoristique, François Hollande a reconnu que l’épisode du scooter était encore parfois évoqué. « Du scooter ? Oui, quelquefois, oui heureusement ! », a-t-il répondu avec le sourire, témoignant de sa capacité à prendre du recul sur cet événement devenu emblématique.

Ce scooter, qui a marqué les mémoires, a récemment été mis aux enchères. Vendu initialement à 10 000 euros, il a finalement trouvé preneur pour 25 000 euros. Lors d’une intervention sur la radio Mouv’, Hollande a fait preuve d’auto-dérision en qualifiant cette vente de « survalorisation de l’outil lui-même ». Il a même suggéré qu’il pourrait mettre d’autres de ses biens aux enchères pour des œuvres de charité, montrant ainsi son humour habituel.

L’ancien président a conclu son intervention en soulignant qu’il n’avait pas d’autres commentaires à faire sur cette vente, la qualifiant d’« acte privé ». Ce moment de partage permet de mieux comprendre l’homme derrière la fonction, révélant une facette plus personnelle et moins institutionnelle de François Hollande.