Frappes israéliennes à Gaza : huit morts malgré un accord de désarmement annoncé

Les tensions en bande de Gaza se sont intensifiées avec de nouvelles frappes israéliennes qui ont causé la mort d’au moins huit personnes, selon des informations fournies par la Défense civile ce dimanche. Ces attaques surviennent malgré l’annonce d’un accord de désarmement entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, un accord qui aurait dû théoriquement mettre fin aux opérations militaires des deux côtés.

EN BREF

  • Huit morts dans des frappes israéliennes à Gaza, selon la Défense civile.
  • Un accord de désarmement entre le Hamas et Israël a été annoncé mais sans effet sur les violences.
  • Le bilan du mois de juillet à Gaza atteint 152 morts, le plus élevé de l’année.

Le Conseil de Paix du président américain Donald Trump a été à l’origine de ce nouvel accord, qui stipule un démantèlement des groupes armés dans la région, dont le Hamas, et le retrait progressif des forces israéliennes de Gaza. Bien que ce mouvement ait confirmé son adhésion à cet accord, Israël n’a pas encore fait de déclaration officielle à ce sujet.

Les frappes nocturnes israéliennes ont ciblé plusieurs immeubles d’habitation, entraînant des pertes humaines. Parmi les victimes, un homme et une femme ont été tués dans la soirée, lorsque « un hélicoptère militaire israélien a frappé un appartement au sud de Deir al-Balah », a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile palestinienne. En outre, une personne a péri et plusieurs autres ont été blessées à la suite de tirs israéliens dans la vieille ville de Gaza.

Dans un incident tragique, trois personnes, dont un enfant, ont été tuées après qu’une frappe israélienne a visé un appartement de la famille Al-Hams, à Khan Younès, au sud de Gaza. Ces attaques ont eu lieu quelques heures après que la Défense civile ait enregistré huit autres décès lors de frappes précédentes, le même jour.

Les répercussions de ces frappes se sont également manifestées dans le secteur de la santé. Une attaque a touché un entrepôt de fournitures médicales de l’hôpital al-Aqsa, provoquant d’importants dégâts matériels. Le ministère de la Santé à Gaza a signalé la destruction de deux des quatre entrepôts de médicaments du complexe hospitalier, ainsi que des dommages considérables à une clinique mobile voisine. Sur les lieux, des journalistes de l’AFP ont observé un large cratère au sol et des personnes fouillant les débris à la recherche de médicaments.

L’armée israélienne a justifié ses attaques en affirmant avoir ciblé des installations utilisées par le Hamas pour stocker des armes. Elle a assuré avoir pris des mesures préalables pour avertir les habitants des zones visées. Malgré cela, les pertes civiles continuent d’augmenter, exacerbant une situation déjà critique.

Le ministère de la Santé à Gaza a également précisé que le mois de juillet a été particulièrement meurtrier, enregistrant un total de 152 décès, le bilan le plus élevé depuis le début de l’année. Cette escalade des violences soulève des préoccupations quant à la sécurité des civils dans la région et à l’efficacité de l’accord de désarmement annoncé.

La situation à Gaza reste instable, et il est essentiel de surveiller les développements futurs pour comprendre l’impact de ces frappes sur la population civile et sur les efforts diplomatiques en cours.