Frappes israéliennes au Liban : bilan tragique de 380 morts depuis le cessez-le-feu

Depuis la déclaration d’un cessez-le-feu le 17 avril, le conflit entre Israël et le Liban a connu une escalade alarmante. Le 12 mai 2026, l’armée israélienne a de nouveau frappé des localités libanaises, faisant 13 victimes supplémentaires, portant à 380 le nombre total de morts depuis le début des hostilités.

EN BREF

  • 380 personnes ont perdu la vie au Liban depuis le cessez-le-feu instauré le 17 avril.
  • Les frappes israéliennes se poursuivent, touchant des secouristes et des civils.
  • Des négociations entre Israël et le Liban sont prévues à Washington, malgré l’opposition du Hezbollah.

En dépit des discussions à venir à Washington, le climat reste tendu. Le Hezbollah, dirigé par son chef Naïm Qassem, a fermement rejeté toute idée de désarmement. Il a promis de rendre la lutte contre l’armée israélienne « insupportable ». Cette déclaration survient alors que le mouvement chiite continue de riposter par des attaques sur des positions israéliennes.

Les frappes israéliennes ont causé une tragédie humanitaire, avec un bilan accablant de 2.882 personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 200 enfants. Le ministre de la Santé libanais, Rakan Nassereddine, a signalé que la situation était particulièrement critique pour les enfants, avec plus de quatre d’entre eux tués ou blessés chaque jour en moyenne.

Le 12 mai, les frappes ont ciblé plusieurs localités dans le sud du Liban, notamment Nabatiyé, où deux secouristes ont été tués alors qu’ils intervenaient sur un site sinistré. Le ministère de la Santé a détaillé que, dans le cadre de ces frappes, 13 personnes ont perdu la vie, y compris un soldat et un enfant.

Israël justifie ses attaques par la nécessité d’éliminer ce qu’elle qualifie d’infrastructures terroristes dans la région. Le gouvernement israélien a également annoncé avoir effectué des opérations spéciales dans la zone du fleuve Litani, bien que l’armée n’ait pas confirmé si ses troupes avaient franchi ce fleuve, situé à environ 30 kilomètres de la frontière.

Alors que les États-Unis appellent à un accord de paix, le Liban insiste sur la nécessité de consolider le cessez-le-feu et d’obtenir le retrait des forces israéliennes. Beyrouth a demandé à Washington d’exercer des pressions sur Israël pour mettre un terme à ses frappes. Les négociations s’annoncent complexes, le Hezbollah restant ferme sur sa position.

Le désarmement du Hezbollah, un sujet sensible, n’est pas sur la table selon le mouvement, qui considère que cela relève de la souveraineté libanaise. Ces tensions soulignent la fragilité de la situation au Liban et les défis auxquels sont confrontés les négociateurs.

Le conflit en cours soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la région et à la sécurité des civils. Alors que les frappes continuent de faire des victimes, la communauté internationale observe attentivement l’évolution de cette crise humanitaire.

À l’heure où le Liban se prépare aux négociations, la question de la paix reste dans l’incertitude, tandis que les souffrances des populations touchées continuent d’augmenter.