Le dimanche 22 février 2026, l’Ukraine a subi une attaque dévastatrice, marquée par des frappes de missiles et une utilisation intensive de drones par les forces russes. À deux jours du quatrième anniversaire de l’invasion, des explosions ont retenti dans plusieurs régions, notamment à Kiev, entraînant des dommages considérables aux infrastructures énergétiques et ferroviaires.
EN BREF
- 50 missiles et 297 drones russes ont été lancés sur l’Ukraine.
- Des explosions ont causé des coupures de courant à Kiev et dans d’autres régions.
- Le président ukrainien évoque une « attaque terroriste » et des arrestations ont eu lieu.
Les forces ukrainiennes ont réussi à intercepter une grande partie de ces attaques, notamment 33 missiles et 274 drones, selon des informations fournies par l’armée de l’air. Cependant, cette offensive a tout de même causé la mort d’au moins une personne dans la région de Kiev, et des coupures de courant ont été signalées à travers la capitale et plusieurs régions du sud et du centre-est.
Les habitants de Kiev ont décrit la violence des explosions. Olga, une résidente de 48 ans, a relaté : « J’ai senti le bâtiment trembler. Il s’agissait clairement d’un impact, et la force était importante. » D’autres, comme Anton, ont témoigné de la rapidité de l’impact, évoquant un sifflement précédant l’explosion.
Dans la ville de Lviv, des explosions dans une rue commerçante ont fait une victime, une policière, et blessé 25 autres personnes. Ces événements surviennent dans un climat de tensions croissantes, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié cette offensive d’« attaque terroriste ». Il a également annoncé l’arrestation de plusieurs suspects, dont une Ukrainienne, liée à cette attaque.
En parallèle, la Hongrie a annoncé son intention de bloquer le 20e paquet de sanctions de l’Union européenne contre la Russie. Ce pays, en désaccord avec l’Ukraine, accuse celle-ci de bloquer des livraisons de pétrole via l’oléoduc Droujba, un geste qu’elle considère comme du « chantage » politique.
Les frappes russes sur l’Ukraine ne sont pas nouvelles, ayant ciblé des installations énergétiques et logistiques depuis le début du conflit. En près de quatre ans de guerre, les pertes humaines se chiffrent en dizaines de milliers, et des millions de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer.
Le président Zelensky a également souligné que, malgré les défis, l’armée ukrainienne a mené des contre-attaques réussies récemment, récupérant du terrain au sud. Ces gains sont attribués en partie à l’interdiction, imposée début février, de l’utilisation par les forces russes du système Starlink, qui est essentiel pour les communications.
Alors que le conflit s’intensifie, les discussions pour une résolution pacifique se poursuivent. Les deux nations ont récemment engagé des pourparlers à Abou Dhabi et à Genève, mais sans résultats tangibles jusqu’à présent. Ce mardi, une réunion de la « coalition des volontaires » en soutien à l’Ukraine sera coprésidée par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, avec des dirigeants européens présents à Kiev pour cet anniversaire.
Le conflit, désormais le plus long et le plus dévastateur sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale, continue de marquer un tournant dans les relations internationales, avec des implications profondes pour la sécurité en Europe et au-delà.