EN BREF
- Gabriel Attal envisage de renommer le parti Renaissance après les élections municipales.
- La proposition de « Nouvelle République » suscite la controverse d’un quotidien historique.
- Plus de 70 % des militants soutiennent ce changement, selon un vote interne.
Démarche audacieuse ou caprice malvenu, le projet de rebranding du parti qui a été fondé par Emmanuel Macron en avril 2016 sous l’appellation En Marche!, a soulevé des interrogations. Le nom « Nouvelle République » a été évoqué comme une option potentielle, mais la prudence est de mise. Gabriel Attal précise : « Le nom, c’est la devanture, mais avant, on doit travailler un projet pour refléter une idéologie ». Il souligne ainsi l’importance de bâtir une vision claire avant d’adopter une nouvelle étiquette.
Pourtant, cette idée semble en désaccord avec les préoccupations exprimées par le quotidien La Nouvelle République, fondé en 1944. Ce dernier n’hésite pas à qualifier cette proposition de « plagiat », en faisant référence à l’histoire et à la légitimité de son propre nom. Luc Bourrianne, le directeur de la rédaction, a même ajouté avec ironie que « L’hommage est embarrassant même si la timidité de Gabriel Attal est émouvante ». Ce quotidien revendique une forte influence régionale, vendant 120 000 exemplaires chaque jour à travers plusieurs départements.
Les implications d’un changement de nom
Le projet de changement de nom ne sera pas validé avant les élections municipales de mars prochain. Toutefois, des rumeurs suggèrent qu’une mention de « Nouvelle République » pourrait déjà apparaître au siège du parti, une affirmation que l’entourage de Gabriel Attal conteste vigoureusement. Ce dernier aurait d’ailleurs consulté des juristes pour éviter toute confrontation juridique. Malgré cette précaution, Le quotidien a raillé son initiative, espérant que « Attal ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs ».
Face à ces accusations, Gabriel Attal a voulu clarifier ses intentions en précisant, lors d’une autre interview, que les noms précédemment choisis « ne reflétaient pas forcément un projet politique ». Il a également rappelé que la « nouvelle République » représente une dynamique qui a été lancée à Arras en septembre, visant à refonder les institutions. Attal a conclu que plusieurs noms pourraient encore être envisagés, tout en rappelant que « la République appartient à tout le monde ».
Afin d’éviter des controverses excessives, la refonte du parti Renaissance semble donc se poursuivre, entre espoirs de renouveau et critiques acerbes. La délicate tâche de réinventer une identité politique nécessite autant de prudence que de vision. La suite des événements nous en dira plus sur la capacité de Gabriel Attal à transformer ce nom, tant sur le plan symbolique que pratique.
