Garde à vue d’un entraîneur pour des accusations de viols sur joueuses à Caen

Ce mercredi 8 avril, un entraîneur de football a été placé en garde à vue à Caen en raison de graves accusations portées par plusieurs joueuses. L’ex-entraîneur du pôle féminin du club de la Maladrerie Omni Sports (MOS) est suspecté de « viol et atteinte à la vie privée », selon une information révélée par Ouest France et confirmée par le procureur de la République, Joël Garrigue.

EN BREF

  • Un entraîneur de 29 ans placé en garde à vue pour viols sur des joueuses
  • Accusations remontant à la saison dernière, impliquant des comportements inappropriés
  • La section féminine du club a perdu 30 % de son effectif après l’affaire

Les accusations qui pèsent sur cet homme, âgé de 29 ans, sont sérieuses et ont été formulées par des joueuses des équipes senior et moins de 16 ans lors de la saison précédente. Selon le président du club, Thierry Deslandes, des « communications et des comportements inappropriés » ont été signalés, ce qui a conduit au licenciement de l’entraîneur. Ce dernier, ancien joueur du club, avait également été signalé à la justice pour des faits jugés graves d’ordre sexuel.

Près d’un an après le début de cette affaire, l’enquête a progressé. En février dernier, le parquet de Caen a évoqué « une demi-douzaine de victimes » potentielles. Les investigations menées par les autorités laissent entendre que l’entraîneur aurait pu « abuser » de certaines joueuses ou les avoir observées alors qu’elles étaient nues dans les vestiaires.

Mercredi matin, l’entraîneur a été convoqué au commissariat central de Caen, où il a été placé en garde à vue par des membres de la Division de la criminalité territoriale. Suite à son licenciement, il avait écopé d’une interdiction d’exercer de six mois, mais a depuis retrouvé un poste dans le Gard. Actuellement, il est « l’entraîneur principal du Nîmes Foot Féminin depuis la fin de sa sanction le 24 décembre 2025 », a rapporté le journal Midi Libre.

Cette situation a engendré des « remous » au sein du club de Caen, où des joueuses continuent de soutenir leur ancien entraîneur. En parallèle, le coprésident du MOS a démissionné, et plusieurs joueuses ont quitté la section féminine. Selon le président Thierry Deslandes, cette affaire a entraîné une perte d’environ 30 % de l’effectif de l’équipe féminine du club.

Les conséquences de cette affaire sont donc considérables, tant sur le plan judiciaire que sur la dynamique interne du club. Les développements de l’enquête restent à suivre de près, alors que les accusations continuent de troubler le milieu du football féminin.