Le gouvernement français met en œuvre une nouvelle mesure pour renforcer la sécurité routière. À compter de maintenant, la suspension de permis pour usage de téléphone au volant sera généralisée à l’ensemble du territoire national. Cette décision a été annoncée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès de l’Intérieur, dans une instruction adressée aux préfets le 29 septembre 2026.
EN BREF
- La suspension du permis pour usage de téléphone au volant est désormais généralisée en France.
- Cette mesure concerne uniquement l’utilisation du téléphone tenu en main.
- Les préfets peuvent prononcer une suspension de 15 jours à 6 mois selon les circonstances.
Auparavant, cette sanction ne s’appliquait que dans certains départements, laissant place à des disparités dans l’application des lois. Aujourd’hui, l’objectif est clair : protéger tous les usagers de la route et prévenir les accidents causés par la distraction au volant. Le ministre Nuñez a insisté sur la nécessité de cette mesure pour « révolutionner le quotidien de millions d’automobilistes ».
La nouvelle directive précise que la suspension du permis peut être prononcée même si le conducteur n’a pas commis d’autre infraction, comme un excès de vitesse. Seule l’infraction d’utilisation d’un téléphone tenu en main pendant la conduite peut suffire à entraîner une suspension. Marie-Pierre Vedrenne a souligné que « la cible, c’est vraiment monsieur et madame Tout-le-Monde ». Cette phrase met en lumière l’intention du gouvernement d’assurer que tous les conducteurs prennent conscience des dangers liés à l’utilisation du téléphone en conduisant.
Il est important de noter que l’utilisation d’écouteurs, d’oreillettes ou de casques audio reste également interdite au volant et peut donner lieu à des sanctions selon le Code de la route. Toutefois, la ministre n’a pas précisé si ces infractions seraient également concernées par cette nouvelle instruction. En revanche, un téléphone installé sur un support, par exemple pour le GPS, n’est pas considéré comme un téléphone « tenu en main », ce qui signifie qu’il ne sera pas sanctionné dans ce cadre.
La durée de la suspension administrative sera déterminée par les services préfectoraux, en tenant compte des circonstances et du parcours du conducteur. Elle peut varier de 15 jours à 6 mois. Par ailleurs, les amendes de 135 euros et le retrait de 3 points sur le permis, déjà prévus par le Code de la route, demeurent en vigueur.
Aucune date précise de mise en œuvre n’a été communiquée, mais l’instruction étant déjà adressée aux préfets, la mesure peut être appliquée immédiatement. Auparavant, une vingtaine de départements appliquaient déjà cette suspension sur décision des préfets, permettant ainsi une application plus uniforme sur le reste du territoire.
Cette nouvelle mesure vise à renforcer la sécurité sur les routes et à diminuer le nombre d’accidents liés à l’inattention des conducteurs. Elle s’inscrit dans une série d’initiatives du gouvernement pour sensibiliser les automobilistes aux dangers de la distraction au volant.
Les automobilistes sont donc invités à prendre conscience des risques liés à l’utilisation du téléphone au volant. L’impact de cette mesure sera surveillé de près, alors que les autorités espèrent une réduction significative des comportements à risque sur les routes françaises.