Ce jeudi 17 septembre, une nouvelle étape judiciaire attend Gérard Depardieu. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris se penche sur le recours de l’acteur concernant son renvoi devant la cour criminelle pour des accusations graves de viols et d’agressions sexuelles formulées par Charlotte Arnould.
EN BREF
- Gérard Depardieu conteste son renvoi devant la cour criminelle
- Il est accusé de viols par Charlotte Arnould, des faits remontant à 2018
- Le recours est examiné ce jeudi 17 septembre par la cour d’appel de Paris
Les accusations portées contre Gérard Depardieu remontent à août 2018. À cette époque, Charlotte Arnould, alors âgée de 22 ans, avait contacté l’acteur, une connaissance de ses parents, pour discuter de son projet de devenir comédienne. Selon son témoignage, l’échange aurait rapidement dérivé vers des actes sexuels non consensuels. Elle a décrit son état d’impuissance, se disant « tétanisée » et incapable de réagir face aux avances de l’acteur. Un second incident aurait eu lieu six jours plus tard, où elle affirme avoir subi de nouveau un acte sexuel imposé.
Le 27 août 2018, Charlotte Arnould a déposé plainte dans une gendarmerie des Bouches-du-Rhône. Gérard Depardieu a été entendu par les enquêteurs quelques mois plus tard et a reconnu avoir touché la jeune femme, tout en contestant l’absence de consentement. Il a déclaré avoir ressenti chez elle « une curiosité et une entente », ce qui l’aurait incité à aller plus loin. L’acteur nie cependant toute pénétration digitale ou violence physique.
Une expertise gynécologique n’a pas pu confirmer ni infirmer ses allégations de pénétration. Initialement classée en 2019 pour « infraction non caractérisée », la plainte a été relancée en 2020 par Charlotte Arnould, qui a constitué partie civile. Cela a entraîné l’ouverture d’une information judiciaire et la mise en examen de l’acteur.
Le 28 août 2025, Gérard Depardieu a été renvoyé devant la cour criminelle par ordonnance. Dans le cadre de son recours, son équipe juridique demande l’annulation de cette ordonnance et sollicite un non-lieu. En parallèle, ils réclament également un supplément d’information, incluant une expertise psychiatrique de Charlotte Arnould, afin d’évaluer sa « propension à l’affabulation », selon les avocats de l’acteur.
Cette nouvelle échéance judiciaire est cruciale pour Gérard Depardieu, qui cherche à éviter un procès. L’issue de cette audience pourrait avoir des répercussions significatives sur sa carrière et son image publique. Alors que l’attention des médias se concentre sur cette affaire, les implications de ces accusations se font ressentir bien au-delà des salles d’audience.
En attendant la décision de la chambre de l’instruction, l’acteur reste sous le feu des projecteurs, et la société suit de près le déroulement de cette affaire qui soulève des questions sur la justice, le consentement et la célébrité. Les prochains jours seront déterminants pour l’avenir judiciaire de Gérard Depardieu.