Gérard Larcher exclut les LR soutenant le RN ou Reconquête du mouvement

Lors d’un forum à Rabat, le président des Républicains (LR) au Sénat, Gérard Larcher, a exprimé son refus catégorique d’accepter au sein de son mouvement les membres qui soutiennent des listes du Rassemblement National (RN), de l’Union de la Droite Républicaine (UDR) ou de Reconquête. Ses déclarations, faites le 29 janvier 2026 sur France Inter, révèlent une volonté de préserver l’identité et les valeurs traditionnelles du parti.

EN BREF

  • Gérard Larcher refuse toute alliance avec le RN ou ses alliés.
  • Les LR soutenant ces listes n’ont plus leur place dans le mouvement.
  • Il appelle à une primaire pour désigner un candidat de la droite pour la présidentielle.

Gérard Larcher a affirmé que les membres des LR qui collaborent avec des partis considérés comme proches de l’extrême droite, tels que le RN ou Reconquête, mettent en péril l’avenir du mouvement. En citant des exemples tels que l’eurodéputé Christophe Gomart à Nice, il a souligné que ces soutiens ne sont pas compatibles avec les valeurs républicaines que défend l’organisation.

« Pour nous, les choses sont claires, il n’y a aucune alliance possible avec le RN ou ses proxy », a-t-il déclaré, faisant référence à Éric Ciotti et son UDR, ainsi qu’à Éric Zemmour et Reconquête. Larcher a mis en garde contre les « tentations » qui pourraient mener à la dilution de l’identité des LR, une situation qu’il considère comme une menace directe pour le parti et ses principes.

À Paris, Larcher a également défendu la candidature de Rachida Dati, qu’il voit comme la seule capable de porter l’alternance, notamment après 25 années de domination socialiste à la mairie. Il a appuyé son refus de toute alliance avec la candidate de Reconquête, Sarah Knafo, qu’il a qualifiée sans hésitation d’extrême droite.

Concernant les élections présidentielles à venir, Larcher a jugé essentiel d’organiser une primaire au sein de la droite et du centre. Il a insisté sur la nécessité de désigner un candidat capable d’accéder au deuxième tour, représentant l’ensemble des familles politiques du socle commun, du centre à la droite républicaine.

« Il faut qu’à la fin de l’automne, nous soyons en mesure de présenter un candidat ou une candidate qui incarne ces valeurs », a-t-il déclaré, réitérant son engagement à rassembler les différentes sensibilités de la droite. Ce plaidoyer souligne la stratégie des LR pour se démarquer des partis considérés comme extrêmes tout en cherchant à rassembler un large éventail d’électeurs.

Les déclarations de Larcher s’inscrivent dans un contexte politique français où les alliances entre partis de droite sont scrutées de près, et où le positionnement par rapport à des mouvements comme le RN est devenu un enjeu central pour les partis traditionnels. La question des alliances à l’approche des élections pourrait ainsi redéfinir le paysage politique français et déterminer l’orientation future des Républicains.