Depuis plusieurs mois, les plaintes à l’encontre de Glass Express s’accumulent. Les clients se retrouvent dans une situation délicate après avoir fait appel à cette entreprise pour le remplacement ou la réparation de leur pare-brise. Ce qui devait être une prise en charge simple s’est transformé en un cauchemar administratif, avec des demandes de paiements inattendues et des menaces de poursuites judiciaires.
EN BREF
- Des clients reçoivent des factures de Glass Express après des interventions promises gratuites.
- La fédération des assureurs dénonce des pratiques commerciales abusives.
- Le président de Glass Express réfute les accusations et se défend contre les assureurs.
Nathalie, une cliente, témoigne de son expérience : après avoir sollicité Glass Express en février 2026 pour un remplacement de pare-brise à domicile, elle a reçu une facture de 323 € alors qu’elle avait été assurée que tout serait pris en charge. L’entreprise menace maintenant de faire appel à un huissier pour récupérer cette somme. Ce cas n’est pas isolé, et de nombreuses personnes se retrouvent dans la même situation, se sentant harcelées pour des coûts qu’elles ne s’attendaient pas à devoir payer.
Il est apparu que Glass Express se heurte à des refus de remboursement de la part des assureurs concernant les prestations de bris de glace. L’enseigne, qui opère une cinquantaine de centres dans le Nord-Ouest, aurait accumulé près de 20 000 factures non réglées ou partiellement réglées depuis 2023. Face à cette situation financière délicate, l’entreprise se tourne vers ses clients pour récupérer les sommes dues.
Contactée par le média « 60 », la fédération française des assureurs, France Assureurs, a exprimé de vives critiques à l’encontre des pratiques commerciales de Glass Express. Elle dénonce des remplacements injustifiés et des cas de fraude, soulignant que de telles dérives pourraient faire grimper artificiellement le coût des sinistres, atteignant jusqu’à 50 % en moyenne. La porte-parole de l’organisation cite ainsi l’exemple d’un remplacement de pare-brise pour une Citroën C4 ayant coûté plus de 500 €, ce qui équivaut à une année de cotisation tous risques.
Pour les assureurs, les tarifs pratiqués par Glass Express sont exagérés, avec des prix horaires bien plus élevés que ceux des concurrents, des durées de main-d’œuvre surévaluées, et un coût des pièces supérieur aux moyennes du marché. Cette situation suscite de vives inquiétudes parmi les clients qui craignent de devoir payer des sommes exorbitantes pour des services qui auraient dû être entièrement couverts par leur assurance.
Cependant, Samuel Brigantino, le président de Glass Express, a fermement rejeté ces accusations. Il affirme que les prix de son entreprise ne sont pas plus élevés que ceux des concessionnaires, dénonçant ce qu’il considère comme un détournement de la part des assureurs, qui ne respecteraient ni leurs engagements ni la loi Hamon, qui garantit aux consommateurs le libre choix de leur prestataire. Il a également souligné que son réseau avait été approché par des assureurs pour un éventuel rachat, proposition qu’il a refusée, ce qui pourrait expliquer les tensions actuelles.
Samuel Brigantino a déposé une plainte auprès de l’Autorité de la concurrence, espérant que cette démarche permettra de clarifier la situation et de protéger les droits des consommateurs face à ce qu’il qualifie de pratiques déloyales.
Dans ce contexte, les clients de Glass Express doivent rester vigilants et bien informés sur leurs droits. Les enjeux financiers sont importants et peuvent avoir des répercussions considérables sur leur budget, rendant indispensable une transparence de la part des prestataires de services liés à l’automobile.