Gregory Bovino, un acteur clé de la politique migratoire aux États-Unis sous l’administration Trump, a annoncé son départ à la retraite. Ce patron influent de la police aux frontières en Californie, ancien chef de la Border Patrol, a fait part de sa décision dans un entretien publié par le New York Times le 16 mars 2023.
EN BREF
- Gregory Bovino, figure marquante de la lutte anti-immigration, prend sa retraite.
- Son départ fait suite à des controverses liées à des opérations policières.
- Malgré son départ, le soutien à l’expulsion des immigrants illégaux reste fort aux États-Unis.
Avec plus de trente ans d’expérience, principalement au sein de la Border Patrol, Gregory Bovino s’est imposé comme l’une des figures les plus actives dans la lutte contre l’immigration, notamment à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Son mandat a été marqué par des décisions et des opérations qui ont souvent suscité de vives critiques.
Ces dernières années, Bovino a vu son rôle s’étendre à des opérations anti-immigration dans plusieurs grandes villes américaines, de Los Angeles à Chicago, en passant par La Nouvelle-Orléans. Cependant, c’est à Minneapolis, en janvier dernier, que sa carrière a pris un tournant dramatique. À la tête d’une opération controversée, il a été impliqué dans une crise majeure suite à plusieurs fusillades impliquant des agents fédéraux, résultant en la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti.
La mort d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a particulièrement choqué l’opinion publique. Gregory Bovino avait alors déclaré que Pretti représentait une menace pour les agents, avançant qu’il était prêt à les « massacrer ». Cependant, ces affirmations ont été rapidement remises en question par les preuves vidéo et les premiers éléments de l’enquête. Cette controverse a conduit l’administration Trump à démettre Bovino de ses fonctions, le remplaçant par Tom Homan, alors responsable des questions frontalières à la Maison Blanche.
Dans un entretien accordé à Breitbart Texas, Bovino a exprimé son attachement à son travail : « Le plus grand honneur de ma vie a été de travailler aux côtés des agents de la patrouille frontalière, à la frontière et à l’intérieur des États-Unis, dans certaines des conditions les plus difficiles que l’agence ait jamais connues. » Il a également précisé qu’il quitterait son poste à la fin du mois de mars.
Malgré les controverses entourant sa carrière, une majorité des Américains continue de soutenir l’expulsion des immigrants illégaux, selon un sondage récent de Reuters/Ipsos. Toutefois, 58 % désapprouvent la gestion de cette question par Donald Trump. Les méthodes de la police de l’immigration, souvent critiquées, ont provoqué des manifestations et alimenté de nombreuses polémiques à travers le pays.
La retraite de Gregory Bovino marque la fin d’une ère pour la Border Patrol et soulève des questions sur l’avenir de la politique migratoire aux États-Unis, alors que le débat sur l’immigration reste un sujet sensible et clivant pour l’opinion publique.