Grève dans l’Éducation nationale : les écoles menacées de fermeture le 29 septembre

Le 29 septembre 2026, plusieurs établissements scolaires en France pourraient faire face à des fermetures. En effet, divers syndicats de l’Éducation nationale appellent à une grève pour protester contre les conditions de travail des enseignants et le manque de moyens alloués à l’éducation.

EN BREF

  • Une grève est prévue le 29 septembre, affectant potentiellement les écoles.
  • 69 % des établissements scolaires commencent l’année avec un personnel incomplet.
  • Les syndicats réclament une revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail.

Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, a exprimé son mécontentement face à la situation actuelle. « Depuis 2022, chaque rentrée scolaire a été faite par un ministre différent. Mais le cap politique reste le même : un refus de revaloriser les personnels, d’améliorer les conditions de travail qui pèse lourdement sur l’attractivité de nos métiers », a déclaré un représentant. Cette grogne s’accompagne d’une enquête révélant que de nombreux établissements, de l’école primaire au lycée, souffrent d’un manque de personnel.

Le constat est alarmant : 69 % des collèges et lycées publics commencent l’année avec une équipe pédagogique incomplète. Le Snes-FSU souligne que des postes tels que ceux de professeurs, conseillers principaux d’éducation ou assistants d’éducation sont souvent vacants. De plus, Sud Éducation a mis en lumière la situation difficile de 50 000 élèves en situation de handicap, qui se retrouvent sans accompagnement à la rentrée.

Les revendications des syndicats ne se limitent pas seulement aux salaires. La CGT Éduc’action insiste également sur la nécessité de rénover les infrastructures scolaires pour les adapter aux changements climatiques, un enjeu de plus en plus pressant dans le contexte actuel.

Parallèlement, la situation sanitaire liée au Covid-19 se dégrade, avec une circulation du virus en hausse. La rentrée scolaire pourrait donc également être perturbée par des mesures sanitaires renforcées.

Les syndicats de la fonction publique, dont la CGT, FO, et la CFDT, se mobilisent pour défendre les droits des travailleurs. Leur mot d’ordre : « Pour nos services publics et l’augmentation des salaires ». Des propositions de réforme pour l’Éducation nationale ont également été avancées, notamment par le conseil d’analyse économique, qui préconise un investissement annuel de quatre milliards d’euros pour améliorer la formation des enseignants et réduire la taille des classes.

Face à cette situation, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a tenté de rassurer les parents en annonçant des améliorations dans le recrutement des enseignants grâce à un changement de format pour le concours d’entrée dans la profession. Toutefois, cette affirmation semble contredite par les syndicats, qui ne partagent pas cet optimisme.

Dans ce contexte tendu, la loi du 20 août 2008, qui garantit un droit d’accueil pour les élèves en cas de grève, sera mise à l’épreuve. Les communes devront organiser un service minimum d’accueil lorsque le taux de grévistes atteint un certain seuil. Cette disposition vise à minimiser l’impact de la grève sur la scolarité des enfants.

Pour sa dernière rentrée sous la présidence de Emmanuel Macron, le ministre Geffray continue d’appliquer une politique éducative jugée par certains comme élitiste et déconnectée des réalités du terrain. Les revendications des enseignants et des syndicats mettent en lumière les défis auxquels l’éducation nationale est confrontée et soulignent l’urgence d’un changement significatif.

Les appels à la mobilisation et les prévisions de perturbations dans le système éducatif soulèvent la question de l’avenir de l’éducation en France. Les acteurs politiques et syndicaux devront se pencher sérieusement sur les solutions à apporter pour garantir un enseignement de qualité à tous les élèves.