Après une mobilisation significative le 6 octobre dernier, les syndicats du secondaire annoncent un nouvel appel à la grève pour ce jeudi 8 octobre 2026. Le SNES-FSU, syndicat le plus représentatif des enseignants de collèges et lycées, exige des réponses concrètes de la part du gouvernement face aux préoccupations des élèves.
EN BREF
- Le SNES-FSU appelle à une nouvelle grève le 8 octobre 2026.
- Les syndicats dénoncent des réponses tardives du gouvernement.
- Les collèges et lycées seront affectés par des absences d’enseignants.
Lors d’un communiqué publié le 7 octobre 2026, le SNES-FSU a fait part de son mécontentement face à l’absence de réponses satisfaisantes du gouvernement concernant les besoins et attentes des lycéennes et lycéens. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat, a précisé que les cinq organisations syndicales soutiendront cette mobilisation, soulignant l’importance de l’action collective.
Le 6 octobre, la mobilisation avait déjà rassemblé entre 266 000 et 450 000 manifestants, selon les sources, illustrant ainsi l’ampleur du mécontentement au sein de l’Éducation nationale. Cette nouvelle grève pourrait entraîner des perturbations significatives dans les établissements scolaires, avec un nombre important d’enseignants manquants dans les salles de classe.
Contrairement au primaire, où un préavis de grève doit être déposé 48 heures à l’avance, le second degré permet aux enseignants de se mobiliser sans formalité préalable. Cela signifie que les parents peuvent s’attendre à des absences non déclarées dans les collèges et lycées, rendant la situation d’autant plus complexe pour l’organisation familiale.
Sophie Vénétitay a exprimé son impatience face aux « réponses décalées et hors-sol » du gouvernement, appelant de ses vœux une intervention directe et concrète du Premier ministre Sébastien Lecornu. Ce dernier doit s’exprimer ce mercredi soir depuis Matignon, et les syndicats espèrent obtenir des engagements clairs sur les revendications en cours.
Il est à noter que la grève du 8 octobre s’inscrit dans un contexte plus large de contestation au sein de l’Éducation nationale. Les syndicats du primaire avaient déjà soutenu la mobilisation lycéenne le 6 octobre, bien qu’ils soient moins concernés par la grève en cours.
La situation actuelle interpelle sur la manière dont le gouvernement gère les revendications des enseignants et des élèves. Les syndicats appellent à une réponse adaptée et rapide, afin de ne pas exacerber les tensions qui existent déjà dans le système éducatif.
Alors que les élèves et les enseignants se préparent pour cette journée de grève, la question demeure : le gouvernement saura-t-il entendre les préoccupations de la communauté éducative ? Les prochains jours pourraient s’avérer décisifs pour l’avenir des relations entre l’Éducation nationale et les syndicats.