Grève du 29 septembre : 40 % d’enseignants en grève, quel impact sur les écoles ?

Ce mardi 29 septembre 2026, les parents d’élèves se posent une question cruciale : leur enfant aura-t-il école ? Les prévisions de grève, relayées par la FSU-SNUIPP, indiquent que jusqu’à 40 % des enseignants du premier degré pourraient se mobiliser. Ce chiffre est comparable à celui observé lors de la dernière grande mobilisation de la fonction publique.

EN BREF

  • 40 % de grévistes prévus dans le primaire ce mardi 29 septembre.
  • Les collèges et lycées n’ont pas encore d’estimations précises.
  • Les syndicats dénoncent la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Le 5 décembre 2024, lors d’une précédente mobilisation, 40,7 % des enseignants avaient également répondu à l’appel à la grève. Cette tendance laisse présager une journée potentiellement difficile pour les parents et les élèves, surtout dans les écoles maternelles et élémentaires.

Les enseignants des écoles doivent obligatoirement se déclarer grévistes 48 heures avant le début de la mobilisation. En revanche, la situation est plus floue pour les collèges et lycées, où les professeurs ne sont pas tenus de faire connaître leur intention de se joindre à la grève. Cela rend difficile toute prévision sur le nombre d’élèves qui pourraient se retrouver sans cours.

Les enjeux de cette mobilisation

La grève du 29 septembre s’inscrit dans un contexte de mécontentement grandissant au sein de la fonction publique. Les syndicats, représentant les enseignants, s’opposent fermement à la politique de gel des salaires envisagée par le gouvernement pour 2027. Selon les syndicats, cette décision serait une provocation, surtout après une perte de pouvoir d’achat de plus de 16 % depuis 2017.

Les revendications vont au-delà des simples augmentations salariales. Les syndicats appellent également à un renforcement des budgets alloués à l’éducation, alors qu’une présentation de budget est prévue en Conseil des ministres le jeudi 1er octobre. Cette mobilisation vise à rappeler l’importance d’un investissement accru dans l’éducation, notamment en période de crise économique.

Les impacts pratiques pour les parents

Pour les parents, cette grève pourrait entraîner des désagréments notables. Si la part des enseignants en grève atteint 25 % dans un établissement, un « service d’accueil minimal » doit être mis en place. Cependant, ce service ne couvre pas les cantines ni les activités périscolaires, laissant de nombreux parents dans l’incertitude quant à la garde de leurs enfants.

Les parents sont donc invités à se préparer à d’éventuels changements dans leur emploi du temps, en tenant compte des annonces des écoles concernant la présence des enseignants. Cela souligne l’importance de la communication entre les établissements scolaires et les familles, en cette période de mobilisation.

En somme, la grève du 29 septembre pourrait se traduire par une journée difficile pour de nombreuses familles, en raison de l’ampleur de la mobilisation des enseignants et des incertitudes qui l’accompagnent. Les parents devront rester attentifs aux informations fournies par les écoles pour naviguer au mieux dans cette situation.