Ce mardi 29 septembre 2026, l’intersyndicale de la fonction publique a lancé un appel à la grève, promettant une « journée noire » à travers la France. Cette mobilisation vise à exiger des revalorisations salariales face à la menace d’un gel du point d’indice dans le projet de budget 2027 du gouvernement.
EN BREF
- Plus de 170 manifestations prévues en France pour améliorer les conditions salariales.
- Des perturbations attendues dans les transports et les services publics.
- Appel à la mobilisation des lycéens pour bloquer les établissements scolaires.
Les organisations syndicales, dont la CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, se rassemblent pour dénoncer des conditions de travail jugées inacceptables, exacerbées par l’inflation, notamment due à l’augmentation des prix du carburant. À quelques jours de la présentation du budget, les syndicats espèrent peser sur les décisions gouvernementales.
Dans un contexte tendu, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a exprimé ses inquiétudes concernant des actes de vandalisme dans des lycées, évoquant des réparations chiffrées à 200 000 euros. Selon elle, ces actes relèvent d’une « instrumentalisation politique », pointant du doigt un mot d’ordre circulant sur les réseaux sociaux appelant à « saccager son lycée ».
À l’échelle nationale, les syndicats prévoient de nombreuses manifestations, avec l’objectif de revendiquer des augmentations de salaires et de dénoncer l’impact de l’austérité sur le service public. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a rappelé sur France 2 que la qualité des services publics dépend directement des conditions de travail des agents.
En parallèle, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a ordonné aux compagnies aériennes de réduire leurs programmes de vols pour limiter les perturbations. Les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et de Marseille-Provence sont particulièrement concernés, mais d’autres aéroports comme ceux de Nantes, Strasbourg, Limoges, Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Pau-Pyrénées pourraient également être impactés.
Du côté de la SNCF, la situation semble plus stable, avec un trafic annoncé comme normal sur les lignes TGV et Intercités. Toutefois, la grève des agents de France Travail pourrait engendrer des perturbations dans les hôpitaux, bien que les soins soient garantis.
Les enseignants des écoles primaires s’attendent à une mobilisation significative, avec jusqu’à 40 % de grévistes prévus. Cette journée est marquée par un retour aux manifestations intersyndicales, une première depuis 2018. Les syndicats de lycéens, via l’Union syndicale lycéenne (USL), ont également appelé à bloquer les lycées, soulignant des revendications similaires liées au manque de moyens et à une surcharge dans les classes.
Alors que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état de 164 interpellations le 28 septembre, des avocats dénoncent des violences policières en marge des manifestations lycéennes. Dans ce climat de tension, les différents acteurs de la fonction publique espèrent que leur mobilisation contribuera à faire entendre leurs voix et à changer la donne en matière de conditions de travail et de rémunération.