Guy Savoy dévoile son refuge secret dans les Alpes vaudoises

Pour la première fois, le chef étoilé Guy Savoy a accepté d’ouvrir les portes de son refuge personnel, situé dans les Alpes vaudoises, lors d’un entretien avec Laurent Delahousse dans l’émission 20 h 30 le Dimanche. Cet endroit intime, qu’il a longtemps gardé à l’abri des regards, est un véritable havre de paix, loin de l’agitation parisienne.

EN BREF

  • Guy Savoy dévoile son refuge personnel, un lieu de bien-être en altitude.
  • La cabane de 65 m² incarne un mode de vie simple et en harmonie avec la nature.
  • Il devient le premier chef à rejoindre l’Académie des beaux-arts, une étape marquante de sa carrière.

Ce lieu, situé à 1 700 mètres d’altitude, est plus qu’une simple maison de vacances ; c’est un espace de ressourcement. Savoy lui-même décrit ce sentiment d’appartenance à cet endroit : « Mais ici, il y a quelque chose. Le bien-être ne s’explique pas. Il se ressent et il se vit ». Cette phrase résume parfaitement l’attachement du chef à cet environnement naturel, où l’essentiel reprend sa place.

La cabane, construite en bois et mesurant 65 mètres carrés, est conçue pour s’intégrer harmonieusement dans le paysage. Équipée de panneaux solaires pour l’éclairage et d’un chauffage au poêle, elle fonctionne presque en autonomie. Ce mode de vie, simple et efficace, permet à Guy Savoy de vivre au rythme de la montagne.

À l’intérieur, l’atmosphère est chaleureuse. Lors de sa visite, Laurent Delahousse a exprimé son enthousiasme, reconnaissant l’attrait de ce refuge : « Je comprends que vous soyez tombé amoureux de ce lieu. » Le chef, fidèle à sa passion pour la gastronomie, a aménagé un coin cuisine où il prépare des repas, prolongeant ainsi son lien avec son art culinaire dans un cadre plus intime.

Cette rencontre a également permis d’aborder un tournant significatif dans la carrière de Guy Savoy. En novembre 2024, il est devenu le premier chef à intégrer l’Académie des beaux-arts, une reconnaissance inédite pour un cuisinier. Il se projette déjà vers sa cérémonie d’installation officielle prévue pour le 20 mai 2026, une étape qui le laisse enthousiaste mais nerveux : « Ça va être quelque chose. J’ai déjà le trac ».

Le parcours de Guy Savoy n’a pas été sans embûches. Il se remémore les doutes et les résistances qu’il a rencontrés au début de sa carrière, ainsi que le mépris qu’il a pu ressentir. « Curieusement, dans les 48 h qui ont suivi, j’ai revécu tous les événements de mon adolescence, quand on essayait de me décourager d’être cuisinier », confie-t-il. Face aux critiques, il a toujours fait preuve de détermination, affirmant : « C’est pas en me faisant bouger des cubes pendant 10 minutes que vous allez me faire changer une idée que j’ai en tête depuis des années ».

Ce refuge en altitude, où il peut se ressourcer, incarne aujourd’hui l’équilibre qu’il a su trouver entre ses passions, sa carrière et son besoin de tranquillité. Dans ce décor montagnard, tout semble, enfin, à sa place.