Le 10 mai, un incident sanitaire sans précédent s’est produit à bord du MV Hondius, un bateau de croisière ayant pour destination l’Atlantique. En effet, une épidémie d’hantavirus a été signalée sur ce navire, entraînant le décès de trois personnes. Les passagers français présents à bord ont été rapatriés ce dimanche à l’aéroport du Bourget, alors que des mesures sanitaires strictes sont mises en place pour assurer leur sécurité.
EN BREF
- Trois décès liés à l’hantavirus à bord du MV Hondius.
- Passagers français rapatriés et placés en isolement.
- Tests PCR en cours pour évaluer les risques sanitaires.
Dimanche, les passagers français qui se trouvaient à bord du MV Hondius ont débarqué après un « vol sanitaire » de trois heures. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a pris la parole en fin de journée pour rassurer le public sur la situation. L’un des passagers a présenté des symptômes pendant le vol de retour, ce qui a déclenché une réponse rapide des autorités.
Le bateau, qui avait quitté Ushuaia en Argentine le 1er avril, transportait 150 personnes, incluant passagers et membres de l’équipage. Le virus, transmis par des rongeurs, a suscité l’inquiétude des autorités sanitaires, entraînant une réaction immédiate de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déclaré que toutes les personnes présentes à bord étaient « des contacts à haut risque ».
Initialement, le MV Hondius a tenté d’accoster au Cap-Vert, mais a été refoulé. Finalement, il a été autorisé à accoster aux Canaries, où le débarquement des passagers a eu lieu à Tenerife. La ministre de la Santé espagnole, Mónica García Gómez, a précisé qu’une partie de l’équipage resterait à bord et que le navire se dirigerait vers les Pays-Bas après le débarquement.
À leur arrivée en France, les passagers ont été soumis à un protocole strict. Ils ont été transportés en navettes vers leurs vols respectifs, afin d’éviter tout contact avec la population locale. Le gouvernement espagnol a indiqué que plus de 90 personnes avaient déjà été évacuées, et que les derniers passagers seraient rapatriés avant lundi après-midi.
Pour gérer le risque sanitaire, l’hôpital de Tenerife a été préparé pour accueillir des passagers qui pourraient nécessiter des soins. Les gouvernements de plusieurs pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, ont organisé des vols de rapatriement. En France, les cinq passagers présentant des symptômes ont été placés en isolement strict, conformément aux procédures sanitaires mises en place.
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a tenu une réunion à Matignon pour faire un point sur la situation actuelle. Il a également annoncé qu’un décret serait signé pour mettre en œuvre des mesures d’isolement adaptées pour les personnes considérées comme contacts. La ministre Rist a tenu à rassurer la population, soulignant que l’hantavirus est un virus connu, bien qu’il n’existe pas encore de vaccin.
Les passagers français, considérés à risque, ont subi des tests PCR dont les résultats devraient être disponibles dans les prochaines 24 heures. Bien que les tests des autres passagers ayant voyagé avec un Néerlandais contaminé se soient révélés négatifs, ils ont été placés en isolement pour une durée de 72 heures, le temps d’une évaluation complète.
La situation demeure évolutive, et les autorités sanitaires suivent de près l’évolution des cas pour prévenir toute propagation du virus. La vigilance est de mise pour assurer la sécurité de la population et des rapatriés.