Les autorités sanitaires ont confirmé la présence de la souche des Andes de l’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, où un foyer d’infection a causé la mort de trois passagers. Ce variant, connu pour sa létalité élevée, soulève des inquiétudes quant à sa transmission interhumaine.
EN BREF
- Trois décès liés à la souche des Andes de l’hantavirus sur le MV Hondius.
- La souche se transmet d’une personne à l’autre, avec une létalité de 32%.
- Le navire est actuellement bloqué au Cap-Vert, en attente de poursuivre son voyage.
Le navire de croisière MV Hondius, qui reliait Ushuaïa en Argentine au Cap-Vert, a été le théâtre d’un tragique foyer d’hantavirus. Suite à des analyses effectuées sur un passager infecté, il a été établi que la souche en question était celle des Andes, révélant ainsi la gravité de la situation. Les autorités sud-africaines ont annoncé que deux passagers infectés avaient été évacués, dont l’un est décédé, tandis que l’autre a pu survivre.
Le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste, a souligné l’importance de cette découverte : « Il s’agit de la seule souche, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre ». Cette caractéristique fait de l’hantavirus des Andes un agent pathogène particulièrement préoccupant.
La létalité de ce virus est alarmante, atteignant 32 % lors de la récente épidémie en Argentine, où il a causé une série d’hospitalisations. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les cas graves nécessitent souvent une prise en charge en soins intensifs, avec 56 % des infections menant à une hospitalisation.
Au total, sept personnes ont été affectées par ce virus, dont les trois qui ont succombé. Parmi les victimes, un couple néerlandais et une passagère allemande. Actuellement, un passager britannique est en soins intensifs à Johannesburg, alors qu’un autre voyageur a été hospitalisé à Zurich, renforçant ainsi la crainte d’une propagation plus large.
Les symptômes de l’hantavirus des Andes peuvent commencer par des signes semblables à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, et douleurs musculaires. Cependant, il peut rapidement évoluer vers des formes plus graves, entraînant des complications respiratoires sévères. Sans vaccin ni traitement spécifique, la gestion de la maladie repose sur le soulagement des symptômes et une surveillance médicale étroite.
Le mode de transmission principal reste la contamination par des rongeurs infectés, par le biais de leurs excrétas. L’inhalation de poussières ou le contact direct avec ces animaux sont les voies les plus fréquentes d’infection. Toutefois, le professeur Flahault a mis en garde contre la contagion interhumaine, qui, bien que rare, peut survenir dans des contextes de contact rapproché.
Les autorités de santé continuent de surveiller la situation de près, en prenant des mesures pour contenir la propagation du virus. Le MV Hondius, quant à lui, demeure immobilisé au Cap-Vert, avec des passagers en attente de débarquer en toute sécurité.
Alors que le monde reste vigilant face à des maladies émergentes, cette situation rappelle l’importance d’une surveillance sanitaire rigoureuse et d’une communication claire sur les risques potentiels liés aux infections virales.