Hantavirus : pas de variant inquiétant, l’épidémie devrait se stabiliser

Le professeur Philippe Amouyel, épidémiologiste, a exprimé son soulagement quant à l’évolution de la situation liée à l’hantavirus, lors d’une intervention sur RMC ce samedi 16 mai. Les récentes déclarations de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ont en effet confirmé que l’épidémie pourrait s’éteindre d’elle-même, sans intervention majeure.

EN BREF

  • Le séquençage complet de la souche Andes n’indique pas de variant plus dangereux.
  • Le virus reste adapté aux rongeurs, sans mutation significative.
  • L’épidémie pourrait se stabiliser selon les experts.

Les récentes analyses menées par l’Institut Pasteur ont mis en lumière que la souche d’hantavirus détectée chez une Française, contaminée à bord du bateau de croisière MV Hondius, est très proche de celle déjà connue en Amérique du Sud. Ce constat, salué par la ministre Rist sur le réseau social X, rassure les autorités sanitaires, qui avaient placé de grands espoirs dans ces résultats.

Le professeur Amouyel a précisé que la souche ne montre pas d’évolution significative. « Il n’y a pas eu de mutation », a-t-il déclaré, soulignant que les virus qui ne sont pas encore adaptés à l’homme, comme l’hantavirus des Andes, ont tendance à muter pour mieux s’adapter. Ce phénomène a été observé avec d’autres virus, notamment le Covid-19, où les mutations ont facilité la transmission.

À ce stade, les experts estiment qu’il n’y a aucune indication d’un variant de l’hantavirus susceptible d’être plus transmissible ou dangereux. La situation actuelle semble donc sous contrôle, et les risques d’une propagation accrue semblent limités. Les autorités sanitaires continuent de surveiller l’évolution de la situation, tout en assurant que les mesures de prévention demeurent en place.

En conclusion, la position des experts et des autorités de santé est claire : l’épidémie d’hantavirus devrait s’éteindre naturellement, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer des mesures drastiques. Cette nouvelle est accueillie avec optimisme par les professionnels de santé, qui suivent de près l’évolution de la situation.