Dans un témoignage poignant accordé à Paris Match, l’actrice Hélène de Fougerolles, âgée de 53 ans, s’est ouverte sur sa vie personnelle, notamment sur sa relation avec sa fille, Shana, diagnostiquée autiste. Installée dans le Luberon depuis six ans, elle a partagé ses réflexions sur la maternité, ses luttes intérieures et l’amour inconditionnel qu’elle porte à sa fille.
EN BREF
- Hélène de Fougerolles parle de sa fille Shana, atteinte d’autisme.
- L’actrice a longtemps caché la situation avant de s’exprimer dans son livre.
- Elle décrit leur relation comme un apprentissage partagé et riche en émotions.
Le 7 août prochain, Hélène de Fougerolles fera son retour à la télévision dans la série La Mère et l’Assassin, où elle incarne Morgan Jourdan, une proviseure de lycée dont la vie bascule après la disparition de sa fille. Dans cette nouvelle aventure professionnelle, l’actrice aborde des thèmes qui lui sont chers, notamment la maternité et les défis qu’elle implique.
Dans ses échanges avec Paris Match, Hélène de Fougerolles s’est livrée sans détour sur sa vie de mère. Sa fille, Shana, âgée de 23 ans, a été diagnostiquée en 2016 avec un trouble du spectre de l’autisme. Un sujet qu’elle a longtemps évité d’aborder publiquement, ressentant une gêne et une culpabilité qu’elle a mises en lumière dans son livre T’inquiète pas, maman, ça va aller, publié en 2021. L’actrice avoue : « C’était mon talon d’Achille, je ne supportais pas qu’on sache que je vivais ça. »
Hélène de Fougerolles explique que parler de sa fille lui était difficile. « Je ne pouvais pas parler d’elle sans pleurer. Pas par honte, mais parce que j’étais pleine de culpabilité. » Elle a longtemps pensé être responsable des difficultés de Shana, un sentiment renforcé par les jugements extérieurs et les critiques qu’elle a reçus : « On m’avait beaucoup dit que j’étais une mauvaise maman… »
Ce cheminement personnel a été une véritable libération pour Hélène. Elle évoque sa relation avec Shana avec tendresse et admiration, soulignant la force de sa fille. « Peut-être qu’elle et moi, on s’est choisies pour traverser cette vie, apprendre ensemble et sur soi », explique-t-elle, évoquant ainsi la profondeur de leur lien.
Shana, malgré son diagnostic, vit sa vie de manière authentique. Hélène la décrit avec émotion : « Elle sait qu’elle a un petit trouble, elle ne voit pas où est le problème. Elle est dans sa bulle. […] J’ai une petite fille qui a un corps de femme. » Cette image forte montre à quel point Hélène admire le courage de sa fille, qui se bat pour s’affirmer dans un monde qui peut être parfois difficile.
Leurs sorties communes, que ce soit au cinéma ou au supermarché, sont des moments précieux pour Hélène. Elle poursuit en affirmant : « Shana est le rôle principal de sa vie et j’aimerais tellement avoir sa force pour me foutre du regard des autres ! » Cette déclaration illustre bien le regard bienveillant qu’elle porte sur son enfant, ainsi que son désir de comprendre et d’accepter la singularité de chacun.
Alors qu’Hélène de Fougerolles reprend le chemin des plateaux de tournage, son témoignage résonne comme un appel à l’acceptation et à l’amour inconditionnel. Sa voix porte un message fort pour toutes les mères et les familles qui traversent des épreuves similaires. Dans un monde où l’autisme est encore trop souvent mal compris, la parole d’Hélène est une lueur d’espoir et de compréhension.