Ilyas Kherbouch, l’évadé de Villepinte, arrêté après deux semaines de cavale

Le 7 mars 2026, Ilyas Kherbouch, un jeune homme de 21 ans connu sous le nom de « Ganito », s’est évadé de la prison de Villepinte en Seine-Saint-Denis grâce à un stratagème audacieux impliquant de faux policiers. Son évasion a été suivie de près par les autorités, et il a finalement été interpellé deux semaines plus tard, le 20 mars, dans les Pyrénées-Orientales.

EN BREF

  • Ilyas Kherbouch s’est évadé de prison le 7 mars 2026.
  • Il a été arrêté le 20 mars à Canet-en-Roussillon, après 14 jours de cavale.
  • Une enquête pour évasion en bande organisée a été ouverte.

Ce jour-là, trois individus, se faisant passer pour des policiers, se sont présentés à la maison d’arrêt de Villepinte, munis de faux documents et d’un mandat d’amener falsifié. Leur apparence, avec des brassards et des pièces d’identité contrefaites, a trompé les surveillants, qui ont cru à une extraction judiciaire. Ce n’est qu’un jour plus tard que la disparition de Kherbouch a été constatée, après l’arrestation de deux complices à Paris. Ces derniers avaient en leur possession des équipements liés à l’opération d’évasion.

Le parcours judiciaire d’Ilyas Kherbouch est particulièrement chargé. Incarcéré depuis son adolescence, il a été condamné à plusieurs reprises pour des faits graves, allant de vols aggravés à des violences en réunion. À l’époque de son évasion, il purgait des peines pour diverses affaires, certaines prononcées récemment, et ne devait pas être libéré avant août 2035. Notamment, il était impliqué dans une affaire très médiatisée concernant le footballeur Gianluigi Donnarumma, pour des actes de vol en bande organisée, d’enlèvement et de séquestration.

Arrêté à Canet-en-Roussillon, Kherbouch a été trouvé en compagnie d’une femme. Il a immédiatement été placé en détention et fait face à des accusations d’évasion en bande organisée et d’association de malfaiteurs, les enquêtes étant confiées à des services spécialisés.

Me May Sarah Vogelhut, son avocate, a décrit son client comme un jeune homme n’ayant jamais véritablement connu la liberté en tant qu’adulte. Elle a également noté que son évasion était « la plus non violente » observée ces dernières années, soulignant le fait que Kherbouch n’avait pas cherché à blesser qui que ce soit durant son évasion.

Alors que l’enquête se poursuit, cette affaire soulève des questions sur la sécurité et la gestion des prisons, ainsi que sur les méthodes utilisées par les détenus pour orchestrer des évasions. Les autorités judiciaires devront examiner les failles du système qui ont permis à Kherbouch de quitter la prison sans être détecté.