Images révélées du suspect principal du casse du Louvre, « Doudou Cross Bitume »

Le cambriolage du Louvre, souvent qualifié de « casse du siècle », continue de fasciner et d’inquiéter. Au cœur de cette affaire, Abdoulaye N., connu sous le pseudonyme de « Doudou Cross Bitume », est devenu le principal suspect. Identifié grâce à son ADN laissé sur les lieux du crime, il a été suivi par les enquêteurs jusqu’à son domicile à Aubervilliers. Le 17 avril, la chaîne BFMTV a diffusé de nouvelles images de surveillance qui mettent en lumière les derniers moments avant son interpellation.

EN BREF

  • Abdoulaye N. est suspecté d’avoir cambriolé le Louvre le 19 octobre 2025.
  • Il a été interpellé six jours après le braquage, grâce à son ADN.
  • Une audience concernant une autre affaire de dégradation doit se tenir ce vendredi.

Les événements ont débuté le 19 octobre 2025, lorsque Abdoulaye N. a pénétré dans la galerie Apollon du musée, armé d’une disqueuse. Après avoir brisé une vitrine, il a dérobé plusieurs précieux joyaux de la Couronne. L’enquête a rapidement progressé grâce à l’ADN retrouvé sur les lieux, permettant aux forces de l’ordre de le surveiller avant son arrestation à Aubervilliers, où il résidait avec un complice présumé.

Les nouvelles images révélées par BFMTV montrent Abdoulaye N. dans des situations compromettantes. On le voit de nuit à proximité d’une voiture ainsi que de jour, la veille de son arrestation, coiffé d’un bonnet noir, montant dans un véhicule. Ces éléments renforcent les preuves contre lui, alors que l’enquête continue de s’intensifier.

Lors de sa garde à vue, Abdoulaye N. a d’abord affirmé avoir été recruté à la dernière minute, ignorant la nature de la cible. Toutefois, une conversation interceptée par les policiers, tenue en cellule avec son complice, suggère que le braquage avait été minutieusement planifié. Il a été entendu dire : « Ouais mon reuf. J’ai dit comme on s’était dit au tié-quar, que je savais pas que c’était le Louvre et que j’étais forcé. »

Bien que présumé innocent, Abdoulaye N. fait face à de graves accusations. Il est actuellement mis en examen et pourrait encourir une peine de quinze ans de prison. Parallèlement à cette affaire, la justice doit également examiner un autre dossier le concernant, lié à des faits de dégradation survenus en 2019 dans un commissariat de Seine-Saint-Denis. Ce procès avait été reporté à la demande de ses avocats, qui souhaitaient garantir un déroulement serein des débats.

Ce vendredi, l’audience au tribunal de Bobigny pourrait porter un nouveau coup à la réputation déjà entachée d’Abdoulaye N., alors que l’affaire du casse du Louvre reste sous le feu des projecteurs. Les enjeux sont conséquents pour le suspect, dont le parcours criminel semble s’intensifier, et pour la sécurité des institutions culturelles en France.

Alors que l’enquête se poursuit, les répercussions de cet événement marquent un tournant dans la lutte contre le vol d’art et soulèvent des questions sur la sécurité des sites emblématiques. Les prochaines étapes de la justice seront scrutées de près, tant par les médias que par le public, soucieux de connaître l’issue de cette affaire retentissante.