Impôts, épargne et crédit immobilier : les trois actualités clés du 19 mai 2026

Ce mardi 19 mai, plusieurs nouvelles économiques importantes ont retenu l’attention des contribuables et des investisseurs. De la déclaration de dons aux nouvelles dispositions concernant l’épargne réglementée, en passant par les évolutions sur le crédit immobilier, ces informations vont influencer les choix financiers des Français.

EN BREF

  • Création d’une case 7UQ pour déclarer les dons aux associations.
  • PRESQUE 700 milliards d’euros sur les livrets réglementés à fin 2025.
  • Propositions pour améliorer l’accès au crédit immobilier pour certains ménages.

La première information à retenir concerne l’introduction d’une nouvelle case dans la déclaration de revenus 2026, baptisée 7UQ. Cette case est destinée aux contribuables ayant effectué des dons entre le 14 octobre et le 31 décembre 2025 à des associations engagées dans l’aide aux personnes en difficulté, telles que les Restaurants du cœur, la Croix-Rouge ou le Secours populaire. Ces dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 75 %, avec un plafond désormais fixé à 2 000 euros, contre 1 000 euros précédemment.

En parallèle, l’épargne réglementée des Français continue de croître. Fin 2025, les Livrets A, LDDS (Livret de développement durable et solidaire) et LEP (Livret d’épargne populaire) représentaient près de 700 milliards d’euros. Parmi ces fonds, environ 406,5 milliards d’euros étaient centralisés par le Fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, tandis que près de 292 milliards d’euros restaient dans les banques distributrices. Ces montants sont essentiels pour financer des secteurs variés, tels que les petites et moyennes entreprises (PME), des projets écologiques ou l’économie sociale et solidaire. En effet, 54 % des ressources du Fonds d’épargne, soit près de 245 milliards d’euros, sont allouées au logement social et aux collectivités locales.

Le troisième point concerne l’accès au crédit immobilier, qui reste un sujet de débat. Une étude réalisée par Pretto révèle que près de 34 000 ménages actuellement exclus pourraient redevenir finançables chaque année si les banques prenaient davantage en compte leur reste à vivre. Depuis janvier 2022, les règles du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) imposent un taux d’effort maximal de 35 % et une durée de prêt limitée à 25 ans. Cependant, une proposition de loi déposée mi-avril vise à permettre des dépassements de ces limites pour les ménages qui conservent un niveau de vie suffisant après paiement de leur mensualité. Selon l’étude, certains profils de ménages, actuellement refusés, disposent d’un reste à vivre confortable, ce qui pourrait leur permettre d’accéder à un crédit immobilier.

Ces actualités montrent une volonté d’adapter les dispositifs fiscaux et financiers afin de répondre aux attentes et besoins des citoyens. Alors que l’épargne continue de jouer un rôle central dans l’économie française, les évolutions concernant le crédit immobilier témoignent d’une prise de conscience des réalités économiques des ménages.