Le soir du Nouvel An 2026, un terrible incendie a ravagé le bar « Le Constellation » à Crans-Montana, entraînant la mort de 41 personnes. Parmi les 115 blessés, Filippo, un adolescent de 15 ans, a survécu à cette tragédie grâce à un réflexe impressionnant. Bien qu’il ait subi de graves brûlures et des lésions pulmonaires, il a trouvé la force de raconter cette nuit cauchemardesque.
EN BREF
- Filippo, 15 ans, a survécu à l’incendie de Crans-Montana grâce à un réflexe de survie.
- L’incendie a fait 41 morts et 115 blessés, laissant des séquelles durables.
- Les propriétaires du bar sont sous enquête pour homicide involontaire par négligence.
Filippo a quitté l’hôpital de Milan il y a deux semaines. Bien qu’il soit désormais auprès de ses proches, les souvenirs de cette nuit tragique le hantent encore. Dans un entretien accordé au média italien La Repubblica, il a partagé son expérience désastreuse. « Une fille a couru vers nous en criant de fuir », se rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Les flammes ont jailli et ont atteint mon dos. Tout le monde s’est précipité dehors, puis je me suis retrouvé face à une masse de corps. La véranda s’était transformée en chambre à gaz. En un instant, tout le monde s’est évanoui. »
Ce qui a sauvé Filippo, c’est son instinct de survie. En effet, il a réussi à se réfugier sous une table. « Je priais pour ne pas mourir pendant que les flammes dévoraient mon dos », confie-t-il. Les marques de cette nuit restent visibles, notamment sur son jean, qu’il a montré, et qui porte encore des traces de son sang. « Il y a du sang, celui qui coulait de mes mains en feu, quand j’ai essayé en vain de les glisser dans mes poches pour attraper mon téléphone et appeler à l’aide. »
Près de deux mois après l’incendie, Filippo continue de faire face à des séquelles physiques importantes. « Mes poumons ne fonctionnent plus qu’à 46 % », a-t-il déclaré. Comme de nombreux rescapés, il réclame justice pour les victimes de cette tragédie. « Je veux que justice soit faite pour nous tous. Ce n’est pas normal de s’amuser avec ses amis et de finir comme moi. Comme une allumette », exprime-t-il avec une douleur palpable.
Alors que l’enquête se poursuit, les propriétaires du bar, Jacques et Jessica Moretti, ont exprimé leur compassion envers les victimes et leurs familles. Ils affirment ne pas « se dérober » aux investigations en cours. Cependant, ils sont suspectés d’homicide involontaire par négligence après la découverte de plusieurs dysfonctionnements dans les mesures de sécurité de leur établissement.
Ce drame a non seulement laissé des marques indélébiles sur les survivants, mais il soulève également des questions sur la sécurité dans les lieux de loisirs. Les familles des victimes attendent des réponses et des mesures pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus.