Le porte-avions français Charles de Gaulle, actuellement en escale à Malmö, a été au centre d’un incident impliquant un drone, suspecté d’être russe. Cet événement, survenu dans le détroit d’Öresund, a suscité des réactions vives des autorités françaises qui n’ont pas hésité à qualifier cette situation de provocation ridicule.
EN BREF
- Un drone, probablement russe, neutralisé près du Charles de Gaulle par la Suède.
- Le ministre français des Affaires étrangères évoque une provocation ridicule.
- Le Kremlin rejette les accusations et qualifie la déclaration suédoise d’absurde.
Ce mercredi, un navire de la marine suédoise a repéré le drone à environ 13 kilomètres du porte-avions, qui se prépare à participer à des exercices militaires de l’OTAN. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a affirmé que si l’origine russe du drone était confirmée, cela témoignerait d’une provocation ridicule. Lors d’une conférence de presse à bord du Charles de Gaulle, il a précisé : « Le drone n’a jamais représenté une menace réelle pour notre bâtiment. »
Les déclarations de M. Barrot font suite à celles du ministre de la Défense suédois, Pål Jonson, qui a avancé que le drone provenait probablement de Russie, étant donné la proximité d’un navire militaire russe au moment des faits. Cela a entraîné une escalade des tensions, le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, affirmant également sa conviction que le drone était d’origine russe.
En réponse aux déclarations suédoises, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a jugé absurde de relier le drone à la présence d’un navire russe dans les environs. Il a souligné qu’aucun lien direct n’avait été établi. « Si vous rapportez correctement les déclarations des autorités suédoises, alors cette affirmation est tout à fait absurde », a-t-il déclaré, tout en précisant qu’il ne connaissait pas les détails de l’incident.
Les responsables français ont tenté de minimiser l’incident. Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, a déclaré que l’événement ne pouvait pas être qualifié d’incident sérieux. Elle a ajouté que toutes les mesures de sécurité étaient en place pour protéger le porte-avions et son groupe. En effet, les forces armées suédoises ont précisé ne pas avoir repéré d’autres drones autour de la zone.
Le Charles de Gaulle, fleuron de la marine française, fait escale pour la première fois dans le port de Malmö. Ce groupe aéronaval, qui comprend le porte-avions et son escorte, est un acteur clé dans le cadre des opérations militaires de l’OTAN. La mer Baltique, où se déroule cet incident, est devenue un théâtre de rivalités croissantes entre la Russie et les pays de l’Alliance atlantique, préoccupant de nombreux pays européens.
Ce type d’incidents n’est pas isolé, les survols de drones près de sites sensibles comme des installations militaires suscitent une inquiétude croissante. Certains responsables politiques dénoncent des opérations de guerre hybride menées par la Russie, ajoutant une couche de complexité à la situation géopolitique actuelle.
Alors que l’enquête se poursuit, cet incident met en lumière les tensions persistantes entre la Russie et les nations européennes, illustrant un climat d’incertitude et de méfiance dans la région.