Au cours de la nuit du 24 mai 2026, l’Ukraine a été frappée par des bombardements intensifs russes qui ont particulièrement ciblé la capitale, Kiev. Selon les autorités, ces attaques ont causé la mort d’au moins quatre personnes et blessé plus d’une centaine d’autres. Ces bombardements surviennent quelques jours après une offensive ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par les forces russes.
EN BREF
- Quatre morts et plus de cent blessés à Kiev suite à des bombardements russes.
- Utilisation du missile balistique Orechnik par la Russie, capable de transporter des ogives nucléaires.
- Appel à un soutien renforcé pour les défenses ukrainiennes par le président Zelensky.
Les journalistes de l’AFP présents sur place ont rapporté des explosions massives sur Kiev, causant des destructions considérables. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué que des infrastructures cruciales, y compris des systèmes d’approvisionnement en eau et des marchés, avaient été touchés. Il a déploré l’utilisation par la Russie de son missile balistique hypersonique Orechnik, qui représente une menace accrue pour la sécurité de l’Ukraine.
« Troisième missile russe a frappé des infrastructures essentielles, et des dizaines d’immeubles résidentiels ont subi des dommages importants. Nous sommes face à une escalade inacceptable », a déclaré M. Zelensky. Ce dernier a également exprimé sa gratitude envers les pays alliés tout en insistant sur la nécessité de mesures concrètes pour renforcer la défense aérienne ukrainienne.
Le ministère de la Défense russe a confirmé l’utilisation de plusieurs missiles, tandis que l’armée ukrainienne a réussi à intercepter une majorité de ces frappes, affirmant avoir neutralisé 55 missiles et 549 drones. Cependant, les conséquences des bombardements sont dévastatrices, avec des rues jonchées de débris et des immeubles gravement endommagés.
Les témoignages des habitants révèlent une situation chaotique. Sofia Melnychenko, âgée de 21 ans, a décrit sa peur intense alors qu’elle se trouvait dans une station de métro pendant les frappes. « Il y a eu de nombreuses explosions, et le plafond a commencé à s’effriter. C’était une nuit terrifiante », a-t-elle raconté.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a évoqué des dégâts dans tous les quartiers de la ville, soulignant que les frappes avaient touché des écoles, des marchés et des centres culturels. Des institutions telles que le musée d’art national et le bâtiment de la chaîne allemande ARD ont également subi des dommages.
L’Albanie a condamné ces frappes, signalant que l’ambassade de ce pays à Kiev avait également été touchée. Les autorités régionales ont rapporté des pertes humaines à travers plusieurs zones, avec des morts et des blessés dans les régions de Dnipropetrovsk, Tcherkassy et Kharkiv.
La communauté internationale a vivement réagi face à cette escalade. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a décrit l’utilisation du missile Orechnik comme un signe de « désespoir » de la part de la Russie. De même, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont exprimé leur préoccupation quant à cette situation alarmante.
C’est la troisième fois que la Russie déploie le missile Orechnik dans le cadre de son offensive en Ukraine depuis le début de l’invasion en février 2022. Ce missile, capable de transporter des ogives nucléaires, a été introduit l’année précédente au Bélarus, un pays allié de Moscou, accentuant les inquiétudes des pays voisins.
Les négociations pour mettre fin au conflit, médiées par les États-Unis, stagnent alors que les tensions continuent de monter. Le président Zelensky a appelé à des actions concrètes de la part des alliés pour faire face à cette situation d’urgence, déclarant : « Des décisions sont nécessaires pour que nous puissions parvenir à la paix. »
Alors que les bombardements se poursuivent, l’Ukraine se prépare à une lutte acharnée pour protéger ses citoyens et son territoire face à cette agression persistante.