Le 20 mars 2026, la marine française a procédé à l’arraisonnement d’un pétrolier en Méditerranée, accentuant ainsi ses efforts pour contrer les manœuvres de la Russie visant à contourner les sanctions internationales. Ce pétrolier, baptisé Deyna, battait pavillon mozambicain et provenait de Mourmansk en Russie. Cette opération s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes liées à la guerre en Ukraine, où la France réaffirme son soutien indéfectible à l’Ukraine.
EN BREF
- La marine française a arraisonné le pétrolier Deyna en Méditerranée.
- Cette interception vise à contrer le contournement des sanctions contre la Russie.
- Emmanuel Macron a réaffirmé le soutien de la France à l’Ukraine dans ce contexte.
Selon un communiqué de la préfecture maritime de Méditerranée, l’opération a été menée tôt vendredi matin, avec des militaires français se héliportant sur le navire suspect. Les vérifications ont révélé des irrégularités concernant le pavillon du Deyna, entraînant des doutes sur sa légitimité. Ce navire mesure 250 mètres de long et figure sur la liste des vaisseaux sous sanctions de l’Union Européenne.
Le président français Emmanuel Macron a exprimé sur le réseau X que « ces bateaux qui contournent les sanctions internationales et violent le droit de la mer sont des profiteurs de guerre ». Il a souligné que la France ne tolérera pas ces agissements et que la guerre en Iran ne détournera pas son engagement envers l’Ukraine.
Cette interception fait suite à d’autres opérations similaires. La marine française a déjà arraisonné deux autres pétroliers de la flotte fantôme russe, dont le Grinch et le Boracay. Le Grinch avait été immobilisé près du port de Marseille-Fos, tandis que le Boracay avait été intercepté alors qu’il naviguait sans pavillon, hissant un faux pavillon du Bénin. Ces actions visent à mettre un terme aux activités illicites qui financent l’effort de guerre russe.
Les opérations de la marine française sont réalisées en collaboration avec des alliés, notamment le Royaume-Uni, qui a participé à la surveillance des navires suspects. Le Deyna sera escorté vers les eaux françaises pour des contrôles supplémentaires, avec un signalement fait au procureur de la République de Marseille pour des poursuites potentielles.
Les autorités maritimes estiment qu’environ 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font actuellement l’objet de sanctions de l’Union européenne. L’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine française, a précisé que près d’un millier de bateaux tentent de contourner les sanctions sur l’exportation de pétrole russe, et que la France a décidé de les traquer.
Alors que la situation en Ukraine perdure, ces interceptions sont perçues comme un moyen essentiel pour la France de montrer son engagement face aux violations des sanctions internationales. La coopération internationale dans ce domaine semble plus que jamais cruciale pour garantir la légitimité des actions entreprises en mer.